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	<title>Portail de la Coop&#233;ration D&#233;centralis&#233;e au S&#233;n&#233;gal</title>
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	<description>Le meilleur outil de vulgarisation des partenariats et de promotion de la Coop&#233;ration d&#233;centralis&#233;e, c'est le portail. Les informations sur les partenariats, les actualit&#233;s de la Coop&#233;ration et les projets qui se mettent en &#339;uvre seront accessibles &#65533; tout un chacun.</description>
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		<title>Portail de la Coop&#233;ration D&#233;centralis&#233;e au S&#233;n&#233;gal</title>
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		<title>LE CONTROLE DE LEGALITE DES ACTES DES COLLECTIVITES LOCALES AU SENEGAL</title>
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		<dc:creator>Dircod</dc:creator>



		<description>Dans le droit relatif aux collectivit&#233;s locales ant&#233;rieur &#224; 1996, le r&#233;gime de l&#8216;entr&#233;e en vigueur des actes des communes et des communaut&#233;s rurales &#233;tait conditionn&#233; par leur approbation expresse ou tacite voire &#224; leur autorisation dans certains cas. En 1996, le dispositif de contr&#244;le institu&#233; par les textes sur la d&#233;centralisation a proc&#233;d&#233; non pas &#224; la suppression radicale du contr&#244;le a priori ou pouvoir d&#8216;approbation comme en France48 , mais &#224; son r&#233;tr&#233;cissement consid&#233;rable en le ramenant au rang d&#8216;exception. D&#233;sormais, le principe est que les actes des collectivit&#233;s locales sont soumis &#224; un contr&#244;le a posteriori (1). Il s&#8216;agit incontestablement d&#8216;une innovation importante dont il faut relativiser

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&lt;a href="http://www.cooperationdecentralisee.sn/-Articles-.html" rel="directory"&gt;02. Articles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;LE CONTROLE DE LEGALITE DES ACTES DES COLLECTIVITES
LOCALES AU SENEGAL&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Plan&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;I. Un contr&#244;le confin&#233; &#224; un champ d'application r&#233;duit&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A. Un contr&#244;le circonscrit &#224; la l&#233;galit&#233; des actes
1. L'interdiction du contr&#244;le d'opportunit&#233;
2. Les actes concern&#233;s par le contr&#244;le de l&#233;galit&#233;
B. Un contr&#244;le post&#233;rieur &#224; l'entr&#233;e en vigueur des actes
1. L'&#233;rection du contr&#244;le a posteriori en contr&#244;le de principe
2. La persistance du contr&#244;le a priori&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;II. Un contr&#244;le &#233;chelonn&#233; dans sa mise en &#339;uvre&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A. La phase administrative du contr&#244;le
1. l'examen de la l&#233;galit&#233; des actes par le repr&#233;sentant de l'Etat
2. Les cons&#233;quences de l'examen de la l&#233;galit&#233; des actes par le repr&#233;sentant de l'Etat
B. La phase juridictionnelle du contr&#244;le
1. L'intervention du juge
2. L'intervention limit&#233;e du juge&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'ann&#233;e 1996 fut, au S&#233;n&#233;gal, une ann&#233;e de relance de la d&#233;centralisation . Avec l'adoption
en 1996 et l'entr&#233;e en vigueur en 1997 de nouveaux textes , l'Etat s&#233;n&#233;galais envisage d'accomplir un pas qualitatif dans l'&#233;volution du mouvement de d&#233;centralisation enclench&#233; sous la p&#233;riode coloniale . En effet, apr&#232;s avoir exp&#233;riment&#233; d&#232;s l'ind&#233;pendance survenue en 1960 plusieurs r&#233;formes d&#233;centralisatrices &#171; le S&#233;n&#233;gal qui a opt&#233; pour une politique de d&#233;centralisation progressive et prudente, mais d&#233;sormais irr&#233;versible &#187; selon les termes de l'expos&#233; des motifs de la loi 96-06 du 22 mars 1996 portant code des collectivit&#233;s locales va &#233;largir et approfondir la d&#233;centralisation consid&#233;r&#233;e comme une occasion de relancer le d&#233;veloppement politique, &#233;conomique et social. Cette relance s'appuie principalement sur l'&#233;rection de la r&#233;gion en collectivit&#233; locale &#224; c&#244;t&#233; des collectivit&#233;s locales classiques que sont la commune et la communaut&#233; rurale dont les comp&#233;tences ont &#233;t&#233; par ailleurs accrues. A juste titre, la r&#233;forme est qualifi&#233;e de r&#233;gionalisation, m&#234;me si celle-ci n'en est qu'un aspect.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est dans la dynamique d'&#233;mancipation et de responsabilisation des collectivit&#233;s locales ou territoriales que le l&#233;gislateur, &#171; consid&#233;rant les collectivit&#233;s locales comme majeures &#187;, a d&#233;cid&#233;, en 1996, de &#171; substituer un contr&#244;le de l&#233;galit&#233; a posteriori, rapproch&#233;, &#224; l'actuel contr&#244;le d'approbation a priori, centralis&#233; &#187;. De fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, il s'est agi &#171; d'organiser pour ces trois ordres de collectivit&#233;s locales un mode de contr&#244;le unique (dans lequel) le contr&#244;le a posteriori sera donc d&#233;sormais la r&#232;gle et le contr&#244;le &#224; priori l'exception &#187;. Ce qui fait que &#171; la notion de tutelle doit d&#233;sormais dispara&#238;tre et faire place &#224; celle de contr&#244;le &#187; . A travers ces propos tir&#233;s de l'expos&#233; des motifs, appara&#238;t nettement le r&#233;gime de contr&#244;le qui s'exerce dor&#233;navant sur les actes des collectivit&#233;s locales s&#233;n&#233;galaises : l&#224; o&#249; le contr&#244;le &#233;tait centralis&#233; c'est &#224; dire exerc&#233; pour l'essentiel par le Minist&#232;re de l'int&#233;rieur, il existe d&#233;sormais un contr&#244;le d&#233;concentr&#233;, &#171; rapproch&#233; &#187; dans la mesure o&#249; il est exerc&#233; par les repr&#233;sentants de l'Etat . L&#224; o&#249; le contr&#244;le &#233;tait, en pratique, un contr&#244;le d'opportunit&#233; conforme au r&#233;gime de la d&#233;centralisation surveill&#233;e et de la tutelle d'assistance, il est r&#233;glement&#233; dans le sens d'un contr&#244;le de l&#233;galit&#233;. L&#224; o&#249; le contr&#244;le &#233;tait pour l'essentiel un contr&#244;le a priori sous forme d'approbation pr&#233;alable ou d'autorisation, il devient un contr&#244;le a posteriori. L&#224; o&#249; le contr&#244;le &#233;tait assur&#233; par l'autorit&#233; administrative, il est, &#224; pr&#233;sent, exerc&#233; en derni&#232;re instance par le juge de l'exc&#232;s de pouvoir. Ce dernier &#171; se trouve&#8230; (ainsi) investi de l'honneur d'&#234;tre le seul gardien de la l&#233;galit&#233; &#187; .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce nouveau r&#233;gime du contr&#244;le des actes locaux qui s'inspire du droit fran&#231;ais suscite une question centrale : quelle est le r&#233;gime juridique et la r&#233;alit&#233; du nouveau mode de contr&#244;le des actes des collectivit&#233;s locales ? Cette question peut &#234;tre d&#233;clin&#233;e en plusieurs questions : la proclamation par le l&#233;gislateur de la suppression de la tutelle s'est-elle traduite par une disparition effective de celle-ci ou simplement par son all&#232;gement ? Autrement dit, l'&#233;limination de la tutelle en tant que concept du vocabulaire juridique correspond-elle &#224; son bannissement dans les faits ? Quelle perception les acteurs du contr&#244;le (repr&#233;sentants de l'Etat, &#233;lus locaux, juge et personnes l&#233;s&#233;es dans une moindre mesure) ont des nouvelles r&#232;gles pos&#233;es par le code des collectivit&#233;s locales ? Quelle est l'effectivit&#233; et l'efficacit&#233; du nouveau mode de contr&#244;le exerc&#233; sur les collectivit&#233;s locales ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La recherche s'emploie &#224; apporter des &#233;l&#233;ments de r&#233;ponse &#224; ces questions &#224; partir d'une analyse juridique qui s'appuie sur les sources normatives du contr&#244;le sur les actes des collectivit&#233;s locales. Ainsi qu'on le voit, il s'agit d'une recherche qui s'inscrit, au principal, dans le champ du droit administratif et plus sp&#233;cifiquement du droit relatif aux collectivit&#233;s locales . Cependant, bien que situ&#233;, au principal, dans un champ disciplinaire, celui du droit administratif, le sujet d&#233;borde sur des questions plus ou moins li&#233;es &#224; des consid&#233;rations de droit constitutionnel et de sociologie administrative.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'analyse du droit s&#233;n&#233;galais articul&#233;e &#224; la pratique telle que d&#233;crite dans les rapports sur le contr&#244;le de l&#233;galit&#233; permet d'avancer que le nouveau r&#233;gime du contr&#244;le bouleverse les principes de la tutelle jusqu'ici en vigueur dans le sens d'un r&#233;tr&#233;cissement des pr&#233;rogatives de l'Etat contr&#244;leur et corr&#233;lativement d'une plus grande libert&#233; pour les collectivit&#233;s locales. Cela se traduit par l'am&#233;nagement d'un contr&#244;le confin&#233; &#224; un champ d'application r&#233;duit (I) et &#233;chelonn&#233; dans sa mise en oeuvre (II).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;I. Un contr&#244;le confin&#233; &#224; un champ d'application r&#233;duit
En vertu de l'article 102 de la Constitution s&#233;n&#233;galaise du 22 janvier 2001, &#171; les collectivit&#233;s locales constituent le cadre institutionnel de la participation des citoyens &#224; la gestion des affaires publiques. Elles s'administrent librement par des assembl&#233;es &#233;lues &#187; . Cependant, la libre administration dans un Etat unitaire signifie que la d&#233;centralisation est une forme d'autonomie et non d'ind&#233;pendance . l'Etat exerce un droit de regard contrepartie de la libert&#233; locale con&#231;ue dans le cadre de lois et r&#232;glements appel&#233; contr&#244;le de tutelle. Ce dernier se distingue du contr&#244;le hi&#233;rarchique pouvant s'exercer sur les actes et sur les organes des collectivit&#233;s locales selon diff&#233;rentes modalit&#233;s variables en fonction des contextes juridiques .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La tutelle - d&#233;finie comme &#171; l'ensemble des pouvoirs limit&#233;s accord&#233;s par la loi &#224; une autorit&#233; sup&#233;rieure sur les agents d&#233;centralis&#233;s et sur leurs actes dans un but de protection de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral &#187; - est inh&#233;rente &#224; l'organisation de la d&#233;centralisation. Elle est donc insusceptible de suppression mais peut faire l'objet d'un r&#233;am&#233;nagement dans le sens de son all&#232;gement . En droit s&#233;n&#233;galais, cela s'est traduit par l'am&#233;nagement d'un r&#233;gime de contr&#244;le uniforme pour l'ensemble des collectivit&#233;s locales, r&#233;gime de contr&#244;le qui rompt avec les modalit&#233;s classiques comme le contr&#244;le d'opportunit&#233; et le contr&#244;le a priori qui &#233;taient jusque-l&#224; les proc&#233;d&#233;s de contr&#244;le de principe. A ces modalit&#233;s traditionnelles d'exercice de la tutelle, le l&#233;gislateur a substitu&#233; des modalit&#233;s de contr&#244;le plus respectueuses des libert&#233;s locales et de la dignit&#233; des collectivit&#233;s locales. Les traits dominants du nouveau syst&#232;me sont qu'il s'agit, d'une part, d'un contr&#244;le circonscrit &#224; la l&#233;galit&#233; (A) et, d'autre part, d'un contr&#244;le post&#233;rieur &#224; l'entr&#233;e en vigueur des actes (B).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A. Un contr&#244;le circonscrit &#224; la l&#233;galit&#233; des actes
En intitulant express&#233;ment le chapitre premier du titre IV du code des collectivit&#233;s locales &#171; contr&#244;le de l&#233;galit&#233; &#187;, le l&#233;gislateur a voulu marquer le changement par rapport au pass&#233; en confinant l'Etat contr&#244;leur &#224; la stricte r&#233;f&#233;rence qu'est la l&#233;galit&#233;. Il importe sur ce point d'analyser la stricte circonscription du contr&#244;le &#224; la l&#233;galit&#233; par l'interdiction du contr&#244;le d'opportunit&#233; (1) avant d'identifier les actes concern&#233;s par le contr&#244;le (2).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1. L'interdiction du contr&#244;le d'opportunit&#233;
En vertu des textes l&#233;gislatifs et r&#233;glementaires en vigueur jusqu'en 1996, le contr&#244;le qui s'exer&#231;ait sur les actes des collectivit&#233;s locales &#233;tait tellement &#233;tendu et contraignant que certains auteurs ayant &#233;tudi&#233; la question &#224; l'&#233;poque, avaient consid&#233;r&#233; que l'autorit&#233; de tutelle v&#233;rifiait non seulement la l&#233;galit&#233; des actes locaux soumis &#224; son approbation c'est-&#224;-dire leur conformit&#233; par rapport &#224; la loi mais aussi leur opportunit&#233;. L'am&#233;nagement d'un contr&#244;le de l&#233;galit&#233; &#233;tait nettement perceptible dans les textes de base relatifs &#224; la commune et &#224; la communaut&#233; rurale qui pr&#233;voyaient deux r&#233;gimes d'invalidation des actes locaux : le r&#233;gime de la nullit&#233; de plein droit et celui de l'annulabilit&#233;. Ainsi, l'article 51 de la loi 66-64 du 30 juin 1966 portant code de l'administration communale (abrog&#233;e) pr&#233;voyait que &#171; sont nulles de droit : 1&#176;) les d&#233;lib&#233;rations d'un conseil municipal portant sur un objet &#233;tranger &#224; ses attributions ou prises hors de sa r&#233;union l&#233;gale ; 2&#176;) les d&#233;lib&#233;rations prises en violation d'une loi ou de la r&#233;glementation en vigueur &#187;. L'article 55 ajoutait : &#171; sont annulables les d&#233;lib&#233;rations auxquelles auraient pris part des membres du conseil int&#233;ress&#233;s, soit en leur nom personnel, soit comme mandataires, &#224; l'affaire qui en fait l'objet &#187;. Tout comme pour la tutelle d'annulation, ce sont exclusivement des motifs de l&#233;galit&#233; qui conditionnaient l'approbation ou la non approbation des actes et d&#233;terminaient la nullit&#233; de droit ou l'annulabilit&#233; des actes que sont les d&#233;lib&#233;rations des conseils municipaux et des conseils ruraux ainsi que les actes de leurs ex&#233;cutifs (maires et pr&#233;sidents de conseil rural).
Ainsi, les textes fixant les attributions des autorit&#233;s de tutelle les habilitaient &#224; exercer de larges pouvoirs &#224; l'&#233;gard des collectivit&#233;s locales mais exclusivement pour des motifs tir&#233;s de la l&#233;galit&#233;. A cet &#233;gard, compl&#233;tant la loi du 30 juin 1966 portant code de l'administration communale et la loi 72-25 relative aux communaut&#233;s rurales (abrog&#233;es), le d&#233;cret 72-636 du 29 mai 1972 relatif aux attributions des chefs de circonscriptions administratives et des chefs de villages modifi&#233; en 1996 conf&#233;rait aux gouverneurs, pr&#233;fets et sous pr&#233;fets une masse de pr&#233;rogatives qu'ils exer&#231;aient &#224; l'&#233;gard des collectivit&#233;s locales .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il appara&#238;t &#224; travers les textes que toutes ces pr&#233;rogatives ne pouvaient, pour l'essentiel, &#234;tre exerc&#233;es que pour des motifs de l&#233;galit&#233;. Pourtant, nombreux sont les auteurs &#224; soutenir, &#224; l'&#233;poque, l'id&#233;e de l'existence d'un contr&#244;le d'opportunit&#233;. A titre d'exemples, au d&#233;tour d'une analyse du pouvoir d'annulation des d&#233;cisions du maire dans le r&#233;gime de la tutelle ant&#233;rieur &#224; 1996, Alain Bockel &#233;crit : &#171; aucune condition n'&#233;tant pos&#233;e, l'on peut admettre que l'annulation puisse &#234;tre prononc&#233;e non seulement pour ill&#233;galit&#233;, comme pour les d&#233;lib&#233;rations du conseil municipal, mais &#233;galement pour inopportunit&#233; &#187;. L'auteur cite &#224; l'appui de son affirmation la d&#233;cision du Conseil d'Etat fran&#231;ais du 16 d&#233;cembre 1910, Commune de Saint-Marc .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si Alain Bockel d&#233;c&#232;le la possibilit&#233; du contr&#244;le d'opportunit&#233; au niveau de la tutelle d'annulation, Jacques Mariel Nzouankeu quant &#224; lui, le situe dans le cadre du pouvoir d'approbation de l'autorit&#233; de tutelle des actes des communaut&#233;s rurales. Il &#233;crit dans ce sens : &#171; les d&#233;lib&#233;rations du Conseil rural sont transmises &#224; l'autorit&#233; de tutelle (&#8230;) (qui) v&#233;rifie la l&#233;galit&#233; des d&#233;lib&#233;rations, leur conformit&#233; aux options du gouvernement, et leur opportunit&#233; &#187; . Plus r&#233;cemment encore, les r&#233;dacteurs du Manuel du contr&#244;le de l&#233;galit&#233;, pour mettre en &#233;vidence les innovations du mode de contr&#244;le institu&#233; par le code des collectivit&#233;s locales, ont pu &#233;crire : &#171; jusqu'&#224; l'intervention, de la loi n&#176;96-06 du 22 mars 1996 portant code des collectivit&#233;s locales, le contr&#244;le qui s'exer&#231;ait sur les actes des collectivit&#233;s locales &#233;tait un contr&#244;le d'opportunit&#233; a priori &#187; . L'opinion consistant &#224; soutenir l'existence, avant les lois de d&#233;centralisation de 1996, d'un contr&#244;le d'opportunit&#233; sur les actes des collectivit&#233;s locales, et peut &#234;tre mise en &#339;uvre dans la pratique administrative par les autorit&#233;s de tutelle, nous para&#238;t contestable car d&#233;pourvue de fondement juridique. En tout cas, l'examen des textes pertinents en l'esp&#232;ce ne permet pas de conclure &#224; l'existence d'un contr&#244;le d'opportunit&#233;. N'&#233;tant pas inscrits dans les textes fondamentaux, on ne peut ni l'affirmer, ni l'insinuer, ni le pr&#233;sumer car la th&#233;orie g&#233;n&#233;rale du droit administratif nous enseigne la r&#232;gle selon laquelle la tutelle ne se pr&#233;sume pas et ne s'exerce exclusivement que pour des motifs de l&#233;galit&#233;. Aussi, rien, en l'&#233;tat du droit s&#233;n&#233;galais d'alors, ne fonde et valide l'id&#233;e de l'existence d'un contr&#244;le d'opportunit&#233;, mis &#224; part quelques cas strictement et limitativement &#233;num&#233;r&#233;s par la loi comme l'affectation des terres et les mesures de police administrative.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A la lumi&#232;re de ces consid&#233;rations, il appara&#238;t, qu' en 1996, c'est plut&#244;t pour prendre les devants afin de lever toute ambigu&#239;t&#233; et de pr&#233;venir contre des pratiques de tutelle d'opportunit&#233; contra legem que le l&#233;gislateur a solennellement proscrit le contr&#244;le d'opportunit&#233;. Autrement dit, il s'est agi moins de mettre fin &#224; un contr&#244;le d'opportunit&#233; &#224; port&#233;e g&#233;n&#233;rale juridiquement consacr&#233; que de clarifier la nature du contr&#244;le et &#233;carter ainsi tout facteur de droit ou de fait pouvant favoriser la mise en branle d'un contr&#244;le d'opportunit&#233; sur les actes locaux. La circulaire du 21 mars 1997 ayant pour objet le contr&#244;le de l&#233;galit&#233; et le contr&#244;le budg&#233;taire s'inscrit dans ce sens en pr&#233;cisant que &#171; l'une des principales innovations introduites par la r&#233;forme a &#233;t&#233; la substitution du contr&#244;le de l&#233;galit&#233;, lequel s'exerce a posteriori, au contr&#244;le pr&#233;alable &#187;. Aucune r&#233;f&#233;rence &#224; l'abrogation d'un contr&#244;le d'opportunit&#233; existant jusque-l&#224; n'est faite.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si le l&#233;gislateur a voulu enrayer tout contr&#244;le d'opportunit&#233;, c'est que celui-ci fait partie des modalit&#233;s les plus &#233;nergiques de la tutelle. On consid&#232;re m&#234;me qu'il remet en cause la d&#233;centralisation, notamment le principe de la libre administration des collectivit&#233;s locales en ce qu'il d&#233;place finalement le pouvoir de d&#233;cision de l'autorit&#233; sous tutelle &#224; l'autorit&#233; de tutelle . Ren&#233; Chapus d&#233;crit bien cet impact du contr&#244;le d'opportunit&#233; sur la r&#233;alit&#233; de la d&#233;centralisation en soulignant que &#171; si l'autorit&#233; de tutelle est en droit de contr&#244;ler l'action de l'autorit&#233; d&#233;centralis&#233;e au point de vue de son opportunit&#233;, elle est en mesure de faire pr&#233;valoir ses vues sur celles de l'autorit&#233; d&#233;centralis&#233;e. Si son pouvoir est limit&#233; au contr&#244;le de l&#233;galit&#233; de l'action de l'autorit&#233; d&#233;centralis&#233;e, elle ne peut jamais faire pr&#233;valoir que la r&#232;gle de droit dont le respect s'impose en tout &#233;tat de cause &#224; l'autorit&#233; d&#233;centralis&#233;e &#187; . Voil&#224; pourquoi le l&#233;gislateur s&#233;n&#233;galais a proclam&#233; avec emphase la suppression de la tutelle par l'interdiction de tout contr&#244;le d'opportunit&#233; &#224; l'article 3 in fine du code des collectivit&#233;s locales qui dispose : &#171; les collectivit&#233;s locales sont seules responsables, dans le respect des lois et r&#232;glements, de l'opportunit&#233; de leurs d&#233;cisions &#187;. L'article 12 ajoute : &#171; les actes des collectivit&#233;s locales font l'objet d'un contr&#244;le de l&#233;galit&#233;&#8230; &#187;. L'intention de confiner le contr&#244;le et les contr&#244;leurs au p&#233;rim&#232;tre de la l&#233;galit&#233; est ainsi affirm&#233;e sans ambigu&#239;t&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'interdiction du contr&#244;le d'opportunit&#233; est ainsi postul&#233;e avec nettet&#233; pour &#233;viter des abus de la part des autorit&#233;s charg&#233;es du contr&#244;le. Elle prescrit que le contr&#244;le dont il s'agit, est, comme son nom l'indique, exclusivement un contr&#244;le de l&#233;galit&#233;. Cela signifie d'une part l'interdiction du contr&#244;le d'opportunit&#233; et d'autre part, le confinement du contr&#244;le &#224; la sph&#232;re de la l&#233;galit&#233;. Ainsi, &#224; un premier niveau, la v&#233;rification ou l'appr&#233;ciation de la l&#233;galit&#233; des actes locaux qui incombe au repr&#233;sentant de l'Etat ne peut avoir pour r&#233;f&#233;rentiel que la l&#233;galit&#233; .
Par ailleurs, l'interdiction du contr&#244;le d'opportunit&#233; postule que le contr&#244;le juridictionnel auquel sont soumis les actes locaux est exclusivement un contr&#244;le de l&#233;galit&#233;. En effet, le Conseil d'Etat, juge de l'exc&#232;s de pouvoir, n'est que juge du droit et ne peut, en principe, d&#233;border de la sph&#232;re de la l&#233;galit&#233; et &#233;tendre son contr&#244;le sur le champ de l'opportunit&#233;, m&#234;me si l'on sait que les consid&#233;rations d'opportunit&#233; ne sont pas totalement absentes dans la mise en &#339;uvre du contr&#244;le de l&#233;galit&#233; en g&#233;n&#233;ral et du contr&#244;le de l&#233;galit&#233; des actes locaux en particulier.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2. Les actes concern&#233;s par le contr&#244;le de l&#233;galit&#233;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour la d&#233;termination des actes rentrant dans le champ du contr&#244;le de l&#233;galit&#233;, la loi du 22 mars 1996 portant code des collectivit&#233;s locales met en &#233;vidence un crit&#232;re organique. Le premier paragraphe de l'article 12 in limine du code des collectivit&#233;s locales se lit : &#171; les actes des collectivit&#233;s locales font l'objet d'un contr&#244;le de l&#233;galit&#233; exerc&#233; par le repr&#233;sentant de l'Etat &#187;.L'article 334 in limine r&#233;affirme le lien de rattachement organique entre les actes concern&#233;s par le contr&#244;le et les collectivit&#233;s locales : &#171; les actes pris par les collectivit&#233;s locales sont transmis.. &#187; Il r&#233;sulte donc de l'allure des textes que les actes soumis au contr&#244;le de l&#233;galit&#233; sont les actes pris par les collectivit&#233;s locales, que ce soit de leurs organes d&#233;lib&#233;rants (conseils r&#233;gional, municipal, rural) ou de leurs organes ex&#233;cutifs (pr&#233;sident du conseil r&#233;gional, maire, pr&#233;sident du conseil rural). On peut donc s'&#233;tonner que le &#171; Manuel de proc&#233;dures de contr&#244;les de l&#233;galit&#233; et budg&#233;taire &#187; utilis&#233; par le Minist&#232;re de l'Int&#233;rieur pour la formation de l'ensemble des repr&#233;sentants de l'Etat aux principes de base du contr&#244;le de l&#233;galit&#233; et du contr&#244;le budg&#233;taire &#233;voque au pluriel les personnes morales dont les actes sont concern&#233;es par le contr&#244;le de l&#233;galit&#233; institu&#233; par le code des collectivit&#233;s locales. Enum&#233;rant les personnes morales dont les actes sont concern&#233;s par le contr&#244;le de l&#233;galit&#233;, il cite &#171; les structures et &#233;tablissements publics locaux &#187; cat&#233;gorie dans laquelle il range &#171; les ententes interr&#233;gionales &#187;, les groupements mixtes, les ententes intercommunales, les communaut&#233;s urbaines, les groupements d'int&#233;r&#234;t communautaire et les agences r&#233;gionales de d&#233;veloppement . Il ajoute m&#234;me les r&#233;gies locales. Il convient de pr&#233;ciser qu'en l'&#233;tat actuel du droit s&#233;n&#233;galais de la d&#233;centralisation, aucun texte l&#233;gislatif ou r&#233;glementaire ni aucune jurisprudence n'autorise pareille affirmation. Les dispositions pertinentes du code des collectivit&#233;s locales relatives &#224; ces entit&#233;s locales ne contiennent aucun &#233;l&#233;ment autorisant la soumission de leurs actes au contr&#244;le de l&#233;galit&#233;. Le seul texte autorisant &#224; envisager la soumission des actes de ces entit&#233;s au contr&#244;le de l&#233;galit&#233; demeure l'article 16 du d&#233;cret n&#176;98-399 du 05 mai 1998 fixant les modalit&#233;s de cr&#233;ation et de fonctionnement des agences r&#233;gionales de d&#233;veloppement (ARD) qui pr&#233;voit de fa&#231;on curieuse que &#171; les lois et r&#232;glements concernant le contr&#244;le administratif des collectivit&#233;s locales sont applicables aux agences r&#233;gionales de d&#233;veloppement &#187;. La curiosit&#233; d&#233;coule de ce que ce texte &#233;voque un &#171; contr&#244;le administratif &#187; dont il faut, du reste, s'interroger sur la nature et le sens en l'occurrence, et non le &#171; contr&#244;le de l&#233;galit&#233; &#187;, intitul&#233; expresse que le l&#233;gislateur s&#233;n&#233;galais a donn&#233; au titre IV du code des collectivit&#233;s locales.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a lieu de souligner, en l'occurrence, la diff&#233;rence de terminologie entre la loi qui &#233;voque le &#171; contr&#244;le de l&#233;galit&#233; &#187; et le d&#233;cret qui fait r&#233;f&#233;rence &#224; un &#171; contr&#244;le administratif &#187;. Si cette diff&#233;rence est d&#233;lib&#233;r&#233;e, le d&#233;cret ne fait alors pas r&#233;f&#233;rence au contr&#244;le de l&#233;galit&#233;, mais bien au contr&#244;le administratif classique mis en &#339;uvre par des m&#233;canismes administratifs &#224; travers des proc&#233;dures administratives et pris en charge par des autorit&#233;s ou agents administratifs. Cela reviendrait alors &#224; soutenir que les actes des ARD ne sont pas soumis au contr&#244;le de l&#233;galit&#233; institu&#233; par le code des collectivit&#233;s locales, contr&#244;le dont les logiques, m&#233;canismes, proc&#233;dures et finalit&#233;s diff&#232;rent sensiblement de ceux du contr&#244;le administratif classique . Dans l'hypoth&#232;se o&#249; on consid&#232;re que la diff&#233;rence terminologique est involontaire, on peut, bien entendu, soutenir que le d&#233;cret relatif aux ARD a, en r&#233;alit&#233;, voulu viser le contr&#244;le de l&#233;galit&#233; . Il s'agirait alors d'une maladresse r&#233;dactionnelle, source de confusions et de malentendus. En r&#233;alit&#233;, les auteurs du Manuel ont &#233;t&#233; induits en erreur par le fait qu'ils se sont par trop inspir&#233; du droit fran&#231;ais . En r&#233;alit&#233;, sur ce point, il y a une diff&#233;rence majeure entre le droit fran&#231;ais et le droit s&#233;n&#233;galais. Si en droit fran&#231;ais, il est soutenable, parce qu'admis par le code g&#233;n&#233;ral fran&#231;ais des collectivit&#233;s territoriales, que le contr&#244;le de l&#233;galit&#233; concerne &#224; la fois les collectivit&#233;s territoriales et d'autres personnes morales de droit public que sont leurs &#233;tablissements publics, pareille opinion est, &#224; notre sens, irrecevable en droit s&#233;n&#233;galais o&#249; la seule personne morale dont les actes sont concern&#233;s par le contr&#244;le de l&#233;galit&#233; tel que pr&#233;vu par le titre VI du code des collectivit&#233;s locales demeure la collectivit&#233; locale, c'est-&#224;-dire la r&#233;gion, la commune et la communaut&#233; rurale, &#224; l'exclusion de toute autre personne morale de droit public. Il est peut &#234;tre souhaitable que les actes des &#233;tablissements publics des collectivit&#233;s locales et des entit&#233;s f&#233;d&#233;ratives de collectivit&#233;s locales soient soumis au nouveau contr&#244;le de l&#233;galit&#233;, mais ce n'est pas encore le cas en droit. L'article 339 du code des collectivit&#233;s locales l&#232;ve d'ailleurs toute ambigu&#239;t&#233; &#224; ce propos : &#171; le gouvernement soumet chaque ann&#233;e &#224; l'Assembl&#233;e nationale&#8230;un rapport sur le contr&#244;le de l&#233;galit&#233; exerc&#233; l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente &#224; l'&#233;gard des actes des collectivit&#233;s locales &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au demeurant, ce ne sont pas tous les actes des collectivit&#233;s locales qui sont concern&#233;s par le nouveau r&#233;gime de contr&#244;le de l&#233;galit&#233; pr&#233;vu par le titre du code des collectivit&#233;s locales. Dans la masse des actes pris par les collectivit&#233;s locales, il y a lieu d'op&#233;rer une distinction entre les actes concern&#233;s et les actes non concern&#233;s par le contr&#244;le de l&#233;galit&#233;.
Si l'identification des actes concern&#233;s par les nouvelles r&#232;gles du contr&#244;le est ais&#233;e parce que d&#233;j&#224; effectu&#233;e par le l&#233;gislateur lui m&#234;me, il n'en est pas de m&#234;me de l'identification des actes non concern&#233;s . L'identification des actes qui rentrent dans le champ du contr&#244;le ne pose pas de probl&#232;me majeur. En effet, apr&#232;s avoir pos&#233; le principe de la transmission des actes des collectivit&#233;s locales au repr&#233;sentant de l'Etat, l'article 334 du code des collectivit&#233;s locales dispose que &#171; sont concern&#233;s par ces dispositions les actes suivants : les d&#233;lib&#233;rations des conseils ou les d&#233;cisions prises par d&#233;l&#233;gation des conseils ; les actes &#224; caract&#232;re r&#233;glementaire pris par les collectivit&#233;s locales dans tous les domaines qui rel&#232;vent de leur comp&#233;tence en application de la loi, les conventions relatives aux march&#233;s ainsi que le conventions de concession ou d'affermage de services publics locaux &#224; caract&#232;re industriel ou commercia,les d&#233;cisions individuelles relatives &#224; la nomination, &#224; l'avancement, de grade ou d'&#233;chelon d'agents des collectivit&#233;s locales, les d&#233;cisions individuelles relatives aux sanctions soumises &#224; l'avis du conseil de discipline et au licenciement d'agents des collectivit&#233;s locales &#187;. Cependant, l'article 334 n'&#233;puise pas la liste des actes concern&#233;s. L'article 335 allonge la liste et y ajoute &#171; les d&#233;cisions r&#233;glementaires et individuelles prises par le pr&#233;sident du conseil r&#233;gional, le maire ou le pr&#233;sident du conseil rural dans l'exercice de leurs pouvoirs de police, les actes de gestion quotidienne pris au nom des collectivit&#233;s locales autres que ceux mentionn&#233;s &#224; l'article 334 ci-dessus &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces actes &#233;num&#233;r&#233;s par les articles 334 et 335 rel&#232;vent d'un r&#233;gime de contr&#244;le de l&#233;galit&#233; sp&#233;cial, celui du d&#233;f&#233;r&#233; du repr&#233;sentant de l'Etat . Il y a une cat&#233;gorie d'actes ne relevant pas du r&#233;gime du d&#233;f&#233;r&#233; du repr&#233;sentant de l'Etat mais soumis au contr&#244;le de l&#233;galit&#233; de droit commun. Il s'agit des actes &#233;num&#233;r&#233;s &#224; l'article 336 du code des collectivit&#233;s locales : les budgets primitifs et suppl&#233;mentaires, les emprunts et garanties d'emprunts, les plans r&#233;gionaux, communaux et ruraux de d&#233;veloppement et les plans r&#233;gionaux d'am&#233;nagement du territoire, les conventions financi&#232;res de coop&#233;ration internationale comportant des engagements d'un montant fix&#233; par d&#233;cret, les affaires domaniales et l'urbanisme, les garanties et prises de participation des soci&#233;t&#233;s priv&#233;es exer&#231;ant des activit&#233;s d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral &#224; participation publique ; les march&#233;s sup&#233;rieurs &#224; un montant fix&#233; par d&#233;cret et les contrats d'une dur&#233;e sup&#233;rieure &#224; tente ans.
Une question ne peut manquer, d&#232;s lors, d'&#234;tre pos&#233;e : cette liste &#233;num&#233;rative des actes concern&#233;s par le nouveau contr&#244;le dress&#233;e par le l&#233;gislateur est-elle limitative ou indicative ? Au-del&#224; de sa clart&#233; apparente, qu'int&#232;gre-t-elle exhaustivement comme actes soumis aux nouvelles r&#232;gles du contr&#244;le c'est-&#224;-dire susceptibles d'&#234;tre d&#233;f&#233;r&#233;s et qu'exclut-elle comme actes &#233;chappant aux nouvelles r&#232;gles du contr&#244;le et insusceptibles d'&#234;tre d&#233;f&#233;r&#233;s ? En France, la doctrine et la jurisprudence ont consid&#233;r&#233; pendant longtemps que restaient hors du champ d'application du contr&#244;le : les d&#233;cisions individuelles, &#224; l'exception des d&#233;cisions de police, et des principales d&#233;cisions concernant les agents locaux, certains types de contrat, les multiples actes d'administration quotidienne et notamment les correspondances entre les &#233;lus locaux et les administr&#233;s, les actes pris par le maire en tant qu'agent de l'Etat ou encore les actes &#224; l'&#233;gard desquels le repr&#233;sentant de l'Etat dispose d'un pouvoir de sanction , les actes r&#233;gis par le droit priv&#233; . Certains y ajoutent les actes exclus par la jurisprudence fran&#231;aise .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une certitude &#233;tait ainsi &#233;tablie sur la ligne de d&#233;marcation juridique entre les actes rentrant dans le champ du d&#233;f&#233;r&#233; et ceux qui n'y rentrent pas jusqu'&#224; ce que le Conseil d'Etat fran&#231;ais indique r&#233;cemment, dans l'arr&#234;t Commune du Port , que le l&#233;gislateur de 1982 n'a pas entendu limiter la facult&#233; qu'a le pr&#233;fet de former un recours pour exc&#232;s de pouvoir &#171; &#224; l'encontre de tous les actes des collectivit&#233;s territoriales &#187;. Cette jurisprudence &#233;tend ainsi le d&#233;f&#233;r&#233; aux actes non soumis &#224; l'obligation de transmission , et montre du coup que la fronti&#232;re est &#233;vanescente entre les actes soumis au contr&#244;le et ceux qui ne le sont pas, mais au-del&#224; entre le d&#233;f&#233;r&#233; et le recours pour exc&#232;s de pouvoir .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En d&#233;finitive, en droit fran&#231;ais, sont des actes susceptibles d'&#234;tre d&#233;f&#233;r&#233;s : les actes soumis &#224; obligation de transmission et les actes non soumis &#224; obligation de transmission, c'est-&#224;-dire presque tous les actes. Seuls sont exclus les actes &#233;manant des autorit&#233;s locales mais accomplis au nom de l'Etat et les actes relevant du droit priv&#233;. En droit s&#233;n&#233;galais, la d&#233;termination du champ d'application du d&#233;f&#233;r&#233; pr&#233;fectoral a suivi un processus diff&#233;rent. Au S&#233;n&#233;gal, c'est le l&#233;gislateur qui, par l'&#233;num&#233;ration quasi exhaustive &#224; laquelle il proc&#232;de, d&#233;finit un champ tr&#232;s large du d&#233;f&#233;r&#233; en y incluant des actes non mentionn&#233;s par le l&#233;gislateur fran&#231;ais mais rattrap&#233;s et int&#233;gr&#233;s dans le champ du d&#233;f&#233;r&#233; par la jurisprudence. Le l&#233;gislateur s&#233;n&#233;galais, lui, a pris les devants en d&#233;finissant initialement un champ large du d&#233;f&#233;r&#233;. En droit s&#233;n&#233;galais, le champ d'application du d&#233;f&#233;r&#233; embrasse la presque totalit&#233; des actes locaux. La circulaire s&#233;n&#233;galaise relative au contr&#244;le de l&#233;galit&#233; et au contr&#244;le budg&#233;taire confirme que les seuls actes que le l&#233;gislateur a entendu exclure sont &#171; tous les actes pris au nom de l'Etat, notamment lorsque les maires ou les pr&#233;sidents de conseil rural agissent comme agents de l'Etat &#187; , car ces actes restent soumis au r&#233;gime du contr&#244;le hi&#233;rarchique. Si l'on comprend bien la circulaire, les actes pris au nom de l'Etat, tous les autres actes (&#224; l'exclusion quand m&#234;me des actes de droit priv&#233; que la circulaire semble avoir oubli&#233;s) sont susceptibles d'&#234;tre d&#233;f&#233;r&#233;s par le repr&#233;sentant de l'Etat au juge .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Finalement par des voies diff&#233;rentes : jurisprudentielle et l&#233;gislative respectivement, le droit fran&#231;ais et le droit s&#233;n&#233;galais ont am&#233;nag&#233; un champ d'application du d&#233;f&#233;r&#233; aux contours identiques . En est-il de m&#234;me pour ce qui concerne le choix du moment de l'intervention du contr&#244;le ?
B. Un contr&#244;le post&#233;rieur &#224; l'entr&#233;e en vigueur des actes
Dans le droit relatif aux collectivit&#233;s locales ant&#233;rieur &#224; 1996, le r&#233;gime de l'entr&#233;e en vigueur des actes des communes et des communaut&#233;s rurales &#233;tait conditionn&#233; par leur approbation expresse ou tacite voire &#224; leur autorisation dans certains cas.
En 1996, le dispositif de contr&#244;le institu&#233; par les textes sur la d&#233;centralisation a proc&#233;d&#233; non pas &#224; la suppression radicale du contr&#244;le a priori ou pouvoir d'approbation comme en France , mais &#224; son r&#233;tr&#233;cissement consid&#233;rable en le ramenant au rang d'exception. D&#233;sormais, le principe est que les actes des collectivit&#233;s locales sont soumis &#224; un contr&#244;le a posteriori (1). Il s'agit incontestablement d'une innovation importante dont il faut relativiser la port&#233;e au regard de la persistance du contr&#244;le a priori sur une cat&#233;gorie d'actes importants (2).
1. L'&#233;rection du contr&#244;le a posteriori en contr&#244;le de principe
L'institution du contr&#244;le a posteriori est une r&#233;action au contr&#244;le a priori. Ce dernier postule l'assujettissement de l'entr&#233;e en vigueur des actes des collectivit&#233;s locales &#224; leur approbation ou &#224; leur autorisation par une autorit&#233; de tutelle appel&#233;e abusivement d'ailleurs par les textes &#171; autorit&#233; sup&#233;rieure &#187; comme si l'on &#233;tait dans le cadre du pouvoir hi&#233;rarchique. Il est per&#231;u comme &#233;tant l'une des formes les plus &#233;nergiques de la tutelle. Quant au contr&#244;le a posteriori, il est r&#233;put&#233; se fonder sur la confiance en la collectivit&#233; locale et consacre &#171; le principe de l'ex&#233;cution de plein droit des actes des autorit&#233;s locales &#187; selon la formule de Vedel et Delvolv&#233; . Ainsi, le probl&#232;me principal, en l'occurrence, est celui de l'entr&#233;e en vigueur des actes des collectivit&#233;s locales. Aussi, la substitution du contr&#244;le a posteriori au contr&#244;le a priori rev&#234;t une importance qu'on ne peut appr&#233;cier qu'en comparant le r&#233;gime actuel de l'ex&#233;cution de plein droit des actes des collectivit&#233;s locales au r&#233;gime ant&#233;rieur de la tutelle d'approbation et de la tutelle d'autorisation.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avant 1996, les r&#232;gles posant les modalit&#233;s du contr&#244;le a priori &#233;taient fix&#233;es &#224; la fois par la loi portant code de l'administration communale et la loi relative aux communaut&#233;s rurales . Dans le cadre des communes, la formule de l'alin&#233;a 1er de l'article 47 du code de l'administration communale &#233;tait sans ambigu&#239;t&#233; : &#171; ne sont ex&#233;cutoires qu'apr&#232;s avoir &#233;t&#233; approuv&#233;es, les d&#233;lib&#233;rations des conseils municipaux portant sur les objets suivants &#187;.L'article cite une liste impressionnante de vingt six (26) mati&#232;res dans laquelle on retrouve aussi bien les actes budg&#233;taires que les acquisitions d'immeubles et la d&#233;nomination des rues et places. Le vingt sixi&#232;me objet qui cl&#244;ture la liste visait &#171; d'une fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, les d&#233;lib&#233;rations soumises &#224; approbation ou &#224; autorisation en vertu d'un texte sp&#233;cial &#187;. Aux termes de l'article 48, les d&#233;lib&#233;rations portant sur les vingt six (26) chefs de comp&#233;tence cit&#233;s &#224; l'article 47 sont ex&#233;cutoires apr&#232;s approbation de l'autorit&#233; de tutelle.
Il r&#233;sulte de ces textes que l'autorit&#233; de tutelle pouvait refuser express&#233;ment ou tacitement son approbation dans un d&#233;lai de trente jours. Dans ce cas, le conseil municipal ne pouvait exercer les voies de recours juridictionnel, en l'occurrence le recours pour exc&#232;s de pouvoir, qu'apr&#232;s s'&#234;tre pourvu dans les deux mois devant le Pr&#233;sident de la R&#233;publique .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le parcours de la validation des actes soumis &#224; approbation pr&#233;alable se caract&#233;risait par une lourdeur proc&#233;durale et la pr&#233;sence d'un &#171; pouvoir g&#233;n&#233;ral de surveillance &#187; selon l'expression d'Alain Bockel , pernicieux &#224; la libre administration en termes de possibilit&#233; de d&#233;couragement des initiatives des collectivit&#233;s locales. Dans ce contexte, les initiatives locales sont susceptibles d'&#234;tre paralys&#233;es par des refus d'approbation ou retard&#233;es par l'obligation d'attendre le feu vert de l'autorit&#233; de tutelle pour agir. Cette attente d'autorisation pour agir semblait m&#234;me valable pour les actes non soumis au r&#233;gime de l'approbation car m&#234;me &#171; les d&#233;lib&#233;rations qui ne sont pas soumises &#224; l'approbation expresse ne deviennent ex&#233;cutoires que quarante jours apr&#232;s avoir &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;es &#224; la R&#233;gion &#187; . D&#233;lai suffisamment long pour qu'on ne suspect&#226;t pas le l&#233;gislateur d'alors de vouloir confondre les actes soumis &#224; approbation pr&#233;alable et les actes non soumis &#224; approbation pr&#233;alable dans le m&#234;me r&#233;gime de la tutelle d'approbation. Cette derni&#232;re demeura le principe aussi bien pour les actes des communes que pour ceux des communaut&#233;s rurales , et ce jusqu'en 1996 .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1996, le l&#233;gislateur a invers&#233; la tendance, le contr&#244;le a posteriori devient la r&#232;gle, le contr&#244;le a priori l'exception. Cela est nettement perceptible dans les nouvelles r&#232;gles r&#233;gissant le contr&#244;le de l&#233;galit&#233; des actes locaux. L'analyse de ces r&#232;gles nous permet de distinguer deux r&#233;gimes d'entr&#233;e en vigueur pour les actes soumis au principe de l'ex&#233;cution de plein droit : le r&#233;gime d'entr&#233;e en vigueur des actes de l'article 334 du code des collectivit&#233;s locales et celui des actes de l'article 335 du m&#234;me code. Les actes importants des collectivit&#233;s locales cit&#233;s par l'article 334 sont ex&#233;cutoires de plein droit quinze jours apr&#232;s la d&#233;livrance de l'accus&#233; r&#233;ception par le repr&#233;sentant de l'Etat, sauf demande de seconde lecture et apr&#232;s leur publication (notamment pour les actes r&#233;glementaires) ou leur notification aux int&#233;ress&#233;s (pour les actes individuels). Le d&#233;lai de quinze (15) jours peut &#234;tre r&#233;duit par le repr&#233;sentant de l'Etat &#224; la demande de l'autorit&#233; locale. D'autres actes moins importants, notamment les actes r&#233;p&#233;titifs pris par les ex&#233;cutifs locaux aux fins de la gestion quotidienne des collectivit&#233;s locales b&#233;n&#233;ficient d'un r&#233;gime d'ex&#233;cution de plein droit davantage lib&#233;ral car ils sont, aux termes de l'article 335, &#171; ex&#233;cutoires de plein droit d&#232;s qu'il est proc&#233;d&#233; &#224; leur publication ou &#224; leur notification aux int&#233;ress&#233;s, apr&#232;s transmission au repr&#233;sentant de l'Etat &#187;.
Cette dualit&#233; du r&#233;gime de l'ex&#233;cution de plein droit des actes des collectivit&#233;s locales appelle plusieurs remarques : d'abord, l'entr&#233;e en vigueur des actes consid&#233;r&#233;s comme les plus importants requiert, en principe, un d&#233;lai de quinze jours tandis que les actes de l'article 335 entrent imm&#233;diatement en vigueur une fois les formalit&#233;s prescrites (publication et transmission) remplies. L'am&#233;nagement de ce d&#233;lai t&#233;moigne de la volont&#233; du l&#233;gislateur de laisser une marge de man&#339;uvre au repr&#233;sentant de l'Etat et att&#233;nue, du coup, le caract&#232;re imm&#233;diatement ex&#233;cutoire des actes de l'article 334 dont b&#233;n&#233;ficient, en revanche, les actes de l'article 335.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ensuite, ces actes sont tous soumis &#224; l'obligation de transmission qui n'est pas une condition d'existence de l'acte mais une condition de son entr&#233;e en vigueur, de son opposabilit&#233;. La transmission constitue, selon Jacques Moreau, &#171; une mesure de publicit&#233; originale impos&#233;e aux ex&#233;cutifs locaux pour certains des actes juridiques les plus importants au nom de la collectivit&#233; locale qu'ils administrent &#187; .
Il appara&#238;t donc clairement que les autorit&#233;s locales sont oblig&#233;es de transmettre ces actes mais qu'elles ne sont astreintes &#224; aucun d&#233;lai pour le faire. Aussi longtemps qu'elles n'accomplissent pas la formalit&#233; de la transmission, dont la preuve peut &#234;tre rapport&#233;e par tout moyen , leurs actes ne sont ni ex&#233;cutoires, ni opposables. Pourtant, force est de constater dans la pratique que les collectivit&#233;s locales ne se soumettent pas toujours &#224; cette formalit&#233; alors que leurs actes b&#233;n&#233;ficient du principe de l'ex&#233;cution de plein droit . Des actes th&#233;oriquement inopposables et non ex&#233;cutoires connaissent pourtant une ex&#233;cution, ainsi qu'il ressort des rapports sur le contr&#244;le de l&#233;galit&#233; . Cela pose le probl&#232;me du respect des textes relatifs &#224; l'entr&#233;e en vigueur des actes locaux et, au-del&#224;, de l'effectivit&#233; du droit de la d&#233;centralisation .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2. La persistance du contr&#244;le a priori&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'institution du contr&#244;le a posteriori a incontestablement une port&#233;e &#233;mancipatrice pour les collectivit&#233;s locales. Elle induit un &#233;largissement et un approfondissement de la libert&#233; des collectivit&#233;s locales en ce que l'entr&#233;e en vigueur et l'ex&#233;cution de leurs actes ne sont plus conditionn&#233;es par la volont&#233; des autorit&#233;s de tutelle. Il s'agit d'un progr&#232;s pour les libert&#233;s locales. L'av&#232;nement du contr&#244;le a posteriori se justifie, d'apr&#232;s les termes de la circulaire pr&#233;cit&#233;e, par le fait que &#171; dans la pratique, le contr&#244;le pr&#233;alable dit aussi, contr&#244;le a priori, &#233;tait source de lenteurs pour la mise en &#339;uvre des actes et d&#233;cisions des organes des collectivit&#233;s locales &#187;. Il s'agit, en r&#233;alit&#233;, du vrai transfert du pouvoir d&#233;cisionnel des autorit&#233;s de tutelle aux autorit&#233;s sous tutelle. C'est pourquoi &#224; la fois le l&#233;gislateur et les &#233;lus locaux eux-m&#234;mes y voient la fin de la tutelle.
Pourtant, l'analyse rapproch&#233;e des textes doit amener &#224; nuancer l'&#233;tendue de la libert&#233; octroy&#233;e aux collectivit&#233;s locales, &#224; relativiser le progr&#232;s des libert&#233;s locales et &#224; att&#233;nuer l'enthousiasme des &#233;lus locaux et des militants de la d&#233;centralisation qui consid&#233;raient que l'abrogation de la loi 66-64 du 30 juin 1966 portant code de l'administration communale et l'adoption de la loi 96-06 du 22 mars 1996 portant code des collectivit&#233;s locales ont marqu&#233; le passage d'un code de d&#233;fiance &#224; un code de confiance. En effet, il faut signaler la persistance du contr&#244;le a priori pour les actes les plus importants des collectivit&#233;s locales. L'article 336 du code des collectivit&#233;s locales est tr&#232;s clair sur ce point : &#171; par d&#233;rogation au caract&#232;re ex&#233;cutoire des actes pr&#233;vus aux articles 334 et 335 du pr&#233;sent code, restent soumis &#224; l'approbation pr&#233;alable du repr&#233;sentant de l'Etat les actes pris dans les domaines suivants &#187;. Il s'agit d'actes essentiels pour ne pas dire vitaux comme les budgets, les emprunts, les plans de d&#233;veloppement des collectivit&#233;s locales, les conventions financi&#232;res de coop&#233;ration internationale d'un certain montant, les affaires domaniales, les prises de participation dans certaines entreprises, les march&#233;s d'une certaine importance .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette liste &#233;num&#233;rative des domaines dans lesquels les actes pris doivent faire l'objet d'approbation pr&#233;alable montre qu'il s'agit des actes les plus importants de la vie de la collectivit&#233; locale. Aussi, &#224; l'analyse, ne devrait-on pas remettre en cause la v&#233;racit&#233; de la maxime du l&#233;gislateur selon laquelle &#171; le contr&#244;le a posteriori sera d&#233;sormais la r&#232;gle et le contr&#244;le a priori l'exception &#187;. La maxime est quantitativement vraie mais qualitativement contestable. En effet, si du point de vue quantitatif les actes les plus nombreux sont dispens&#233;s de tout contr&#244;le a priori et sont soumis au principe de l'ex&#233;cution de plein droit comme nous l'avons vu plus haut, il y a lieu de noter que, du point de vue qualitatif, des actes d&#233;terminants pour la libre administration des collectivit&#233;s locales (les budgets, les plans, les march&#233;s publics, les engagements financiers de la coop&#233;ration d&#233;centralis&#233;e) demeurent encore soumis &#224; l'approbation de l'autorit&#233; de tutelle, laquelle dispose d'un d&#233;lai d'un mois exercer ses pr&#233;rogatives .
Ainsi qu'on le voit, il y a encore dans le droit s&#233;n&#233;galais de la d&#233;centralisation, une coexistence du r&#233;gime de l'ex&#233;cution de plein droit des actes locaux et de celui de la tutelle d'approbation des actes les plus importants .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cohabitation ou dualit&#233; de r&#233;gimes qui exprime, de fa&#231;on &#233;clatante, une r&#233;alit&#233; souterraine : c'est la persistance de la tension entre, d'une part, l'option d'approfondir la d&#233;centralisation et d'autre part, la volont&#233; de surveiller les collectivit&#233;s locales. Les rapports Etat- collectivit&#233; locale sont ainsi, par excellence, le lieu de v&#233;racit&#233; de l'adage suivant lequel &#171; la confiance n'exclut pas le contr&#244;le &#187;. Ce contr&#244;le a, en l'occurrence, une vocation bien paradoxale : garantie et en m&#234;me temps contrepoids de la libert&#233; locale. Cette vocation paradoxale est encore plus perceptible au niveau de la mise en &#339;uvre du contr&#244;le de l&#233;galit&#233; qui suit un parcours que l'on peut qualifier d'&#233;chelonn&#233; dans la mesure o&#249; il se d&#233;roule en deux phases.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;II. Un contr&#244;le &#233;chelonn&#233; dans sa mise en oeuvre
L'analyse des modalit&#233;s de mise en &#339;uvre du nouveau mode de contr&#244;le des actes des collectivit&#233;s locales montre des innovations significatives par rapport au mode ant&#233;rieur. Aussi l&#224; encore, une comparaison avec le pass&#233; s'impose, par endroits et par moments, pour mesurer l'ampleur du changement.
En r&#233;action &#224; la tutelle ant&#233;rieure exerc&#233;e jadis dans la plupart des cas par le Minist&#232;re de l'Int&#233;rieur et ses services avec les effets pervers que sont les lenteurs dans la prise en charge des affaires locales, le l&#233;gislateur a voulu, en 1996, instituer, selon les termes de l'expos&#233; des motifs de loi 96-06, &#171; un contr&#244;le de l&#233;galit&#233; adapt&#233; et rapproch&#233; &#187; devant &#171; se traduire par une nouvelle mission assign&#233;e aux repr&#233;sentants de l'Etat aupr&#232;s des collectivit&#233;s locales et au Conseil d'Etat pour le contr&#244;le juridictionnel &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cependant, si l'exercice du contr&#244;le des actes leur est enti&#232;rement d&#233;volu, il leur est en revanche retir&#233; et d&#233;fendu tout pouvoir d'annulation sur les actes qu'ils peuvent d&#233;f&#233;rer au Conseil d'Etat si ceux-ci leur paraissent non conformes &#224; la l&#233;galit&#233;. C'est ce sch&#233;ma de contr&#244;le que pose l'article 12 du code des collectivit&#233;s locales qui dispose : &#171; les actes des collectivit&#233;s locales font l'objet d'un contr&#244;le de l&#233;galit&#233; exerc&#233; par les repr&#233;sentants de l'Etat. Le Conseil d'Etat est juge du contentieux n&#233; de l'exercice du contr&#244;le &#187;. Comme on le voit, l'article 12 proc&#232;de &#224; une s&#233;paration des fonctions entre le repr&#233;sentant de l'Etat et le juge. La fonction de contr&#244;le est ainsi d&#233;volue au repr&#233;sentant de l'Etat, celle de trancher le diff&#233;rend n&#233; de l'exercice du contr&#244;le au Conseil d'Etat. Ainsi, la mise en branle du contr&#244;le suit un parcours &#233;chelonn&#233; en une phase administrative incontournable li&#233;e &#224; l'obligation qui p&#232;se sur le repr&#233;sentant de l'Etat de v&#233;rifier la l&#233;galit&#233; des actes qui lui sont transmis (A) et en une phase juridictionnelle qui reste &#233;ventuelle (B) parce que d&#233;pendant de la volont&#233; du repr&#233;sentant de l'Etat de saisir le juge.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A. La phase administrative du contr&#244;le
Le code des collectivit&#233;s locales habilite le repr&#233;sentant de l'Etat &#224; exercer le contr&#244;le sur les actes des autorit&#233;s locales qui lui sont transmis. Il s'agit, en r&#233;alit&#233;, du premier niveau d'appr&#233;ciation de la validit&#233; normative des actes. En effet, le repr&#233;sentant de l'Etat proc&#232;de &#224; l'examen de la l&#233;galit&#233; des actes (1). A l'issue de cet examen, il peut adopter deux comportements alternatifs : soit il consid&#232;re que les actes &#224; lui transmis sont conformes &#224; la l&#233;galit&#233;, et ceux ci acqui&#232;rent, du coup, leur r&#233;gularit&#233; juridique une fois expir&#233; le d&#233;lai de recours contre eux ; soit il consid&#232;re que les actes ne sont pas conformes &#224; la l&#233;galit&#233;, il les d&#233;f&#232;re, le cas &#233;ch&#233;ant, devant le juge de l'exc&#232;s de pouvoir, en l'occurrence le Conseil d'Etat. Il s'agit l&#224; des cons&#233;quences de l'examen de la l&#233;galit&#233; des actes des autorit&#233;s locales (2).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1. l'examen de la l&#233;galit&#233; des actes par le repr&#233;sentant de l'Etat
Dans le droit de la d&#233;centralisation ant&#233;rieur aux lois de 1996, le pouvoir d'exercer le contr&#244;le de tutelle sur les actes des collectivit&#233;s locales &#233;tait, comme on l'a vu plus haut, d&#233;volu pour l'essentiel au Minist&#232;re de l'Int&#233;rieur, et dans certains cas au Pr&#233;sident de la R&#233;publique. Le d&#233;cret 65-195 du 25 mars 1965 fixant les pouvoirs de tutelle sur les communes (abrog&#233;) disposait que &#171; le ministre de l'int&#233;rieur exerce sur les communes les pouvoirs d&#233;volus par les lois et r&#232;glements en vigueur aux anciens chefs de territoire &#187; c'est-&#224;-dire les pouvoirs de contr&#244;le et de surveillance sur les communes. Il exerce ces pouvoirs sur le rapport des gouverneurs de r&#233;gion auxquels il pouvait d&#233;l&#233;guer une partie ses pouvoirs de tutelle . Les aspects financiers de cette tutelle &#233;taient d&#233;volus au Pr&#233;sident de la R&#233;publique .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ult&#233;rieurement, le d&#233;cret 73-278 du 19 mars 1973 fixant les pouvoirs de tutelle du Minist&#232;re de l'int&#233;rieur sur les collectivit&#233;s locales (abrog&#233;) attribuait l'essentiel des pouvoirs de tutelle &#224; l'&#233;gard des actes des collectivit&#233;s locales au Minist&#232;re de l'Int&#233;rieur, notamment &#224; sa direction des collectivit&#233;s locales. Les seules d&#233;rogations admises &#224; ce principe &#233;taient les cas dans lesquels les textes attribuaient des comp&#233;tences sp&#233;ciales aux autorit&#233;s administratives (gouverneur, pr&#233;fet et sous-pr&#233;fet) &#224; l'&#233;gard des collectivit&#233;s locales et les cas de d&#233;l&#233;gation de pouvoirs de tutelle aux autorit&#233;s administratives.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce r&#233;gime &#233;tait donc caract&#233;ris&#233; par une centralisation de l'examen de la r&#233;gularit&#233; des actes mais aussi une diversification du r&#233;gime de contr&#244;le des actes selon les cat&#233;gories d'actes et selon le type de collectivit&#233; locale concern&#233;e. A cet &#233;gard, l'innovation introduite par le l&#233;gislateur en 1996 a consist&#233; en la d&#233;concentration et en l'uniformisation de la tutelle par la substitution du seul repr&#233;sentant de l'Etat aux diverses autorit&#233;s de tutelle du droit ant&#233;rieur. Il y a uniformisation car le repr&#233;sentant de l'Etat examine la l&#233;galit&#233; de tous les actes, quel que soit leur objet, acte administratif ou acte financier. Lorsque les actes des collectivit&#233;s locales lui sont transmis, le repr&#233;sentant de l'Etat en appr&#233;cie la l&#233;galit&#233;. L'&#233;num&#233;ration faite par les articles 334 et 335 du code des collectivit&#233;s locales nous &#233;difie davantage sur la nature des actes concern&#233;s par le nouveau contr&#244;le de l&#233;galit&#233; . Les actes concern&#233;s sont essentiellement et principalement, des actes unilat&#233;raux et accessoirement des actes contractuels. Les actes unilat&#233;raux vis&#233;s sont les d&#233;lib&#233;rations des conseils ou les d&#233;cisions prises par d&#233;l&#233;gation des conseils, les actes &#224; caract&#232;re r&#233;glementaire pris par les collectivit&#233;s locales, les d&#233;cisions individuelles concernant l'administration et la gestion du personnel des collectivit&#233;s locales, les d&#233;cisions r&#233;glementaires et individuelles mais aussi les actes de gestion quotidienne pris par les ex&#233;cutifs locaux. Les seuls actes contractuels concern&#233;s par le contr&#244;le de l&#233;galit&#233; sont les conventions relatives aux march&#233;s ainsi que les conventions de concession ou d'affermage de services publics locaux &#224; caract&#232;re industriel et commercial.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est donc permis d'affirmer que le contr&#244;le de l&#233;galit&#233; est, pour l'essentiel, un contr&#244;le de l&#233;galit&#233; des actes unilat&#233;raux des collectivit&#233;s locales, qu'ils &#233;manent des organes d&#233;lib&#233;rants ou des organes ex&#233;cutifs. Au surplus, qu'il s'agisse d'actes unilat&#233;raux ou d'actes bilat&#233;raux, le contr&#244;le exerc&#233; par le repr&#233;sentant de l'Etat demeure, dans tous les cas, un contr&#244;le de l&#233;galit&#233; stricto sensu. Le l&#233;gislateur ne d&#233;finit pas la nature du contr&#244;le de l&#233;galit&#233; &#224; exercer mais l'on peut consid&#233;rer, si l'on se fie &#224; la circulaire relative au contr&#244;le de l&#233;galit&#233; , qu'il s'agit des aspects couvrant la l&#233;galit&#233; externe et interne au sens o&#249; elle a &#233;t&#233; progressivement d&#233;velopp&#233;e par la jurisprudence administrative et th&#233;oris&#233;e par la doctrine . Aussi, le contr&#244;le de l&#233;galit&#233; qui s'exerce sur les actes unilat&#233;raux est le m&#234;me que celui qui s'exerce sur les contrats, sous r&#233;serve de quelques particularit&#233;s pour ces derniers.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lorsque l'acte lui est transmis, le repr&#233;sentant de l'Etat doit, du fait de son r&#244;le de sauvegarde des int&#233;r&#234;ts nationaux et de gardien de la l&#233;galit&#233;, exercer de son propre chef le contr&#244;le de l&#233;galit&#233; ou le faire sur demande d'une personne l&#233;s&#233;e . Ce qu'il examine, ce sont les aspects li&#233;s &#224; la l&#233;galit&#233; externe et ceux li&#233;s &#224; la l&#233;galit&#233; interne afin d'y d&#233;tecter ce que Ren&#233; Chapus appelle &#171; les vices susceptibles d'affecter la l&#233;galit&#233; des actes administratifs &#187; .
Pour ce qui est de la l&#233;galit&#233; externe, le repr&#233;sentant de l'Etat v&#233;rifie la comp&#233;tence de l'auteur de l'acte, c'est-&#224;-dire son aptitude juridique &#224; prendre l'acte. La violation des r&#232;gles de comp&#233;tence par l'auteur de l'acte affecte l'acte du vice d'incomp&#233;tence, ce qui le rend ill&#233;gal et encourant l'annulation selon une jurisprudence constante. Le probl&#232;me de l'incomp&#233;tence se pose avec acuit&#233; dans le fonctionnement des collectivit&#233;s locales du fait du niveau relativement faible de connaissance des textes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'examen de la l&#233;galit&#233; externe am&#232;ne le repr&#233;sentant de l'Etat &#224; examiner les aspects li&#233;s &#224; la forme et &#224; la proc&#233;dure d'&#233;laboration de l'acte. Autrement dit, il v&#233;rifie si l'autorit&#233; locale a respect&#233; les r&#232;gles de forme et de proc&#233;dure r&#233;gissant l'&#233;laboration de l'acte. La jurisprudence administrative sanctionne surtout le non respect des formalit&#233;s substantielles.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Outre le contr&#244;le de la l&#233;galit&#233; externe des actes &#224; lui soumis, le repr&#233;sentant de l'Etat doit &#233;galement proc&#233;der &#224; l'examen de la l&#233;galit&#233; interne des actes des autorit&#233;s d&#233;centralis&#233;es. L'examen de la l&#233;galit&#233; interne consiste pour le repr&#233;sentant de l'Etat &#224; v&#233;rifier si les actes qui lui sont transmis respectent les normes composant le bloc de l&#233;galit&#233; , d'une part, et ne sont pas pris dans le sens d'un d&#233;tournement de pouvoir &#224; partir d'un faisceau d'indices, de preuves ou de pr&#233;somptions. Au demeurant, m&#234;me conformes &#224; la loi, les actes des autorit&#233;s d&#233;centralis&#233;es doivent &#234;tre motiv&#233;s par un but d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral ou local. L'article 3 du code des collectivit&#233;s locales est assez expressif &#224; ce propos : &#171; la r&#233;gion, la commune et la communaut&#233; rurale ont pour mission la conception, la programmation et la mise en &#339;uvre des actions de d&#233;veloppement &#233;conomique, &#233;ducatif, social et culturel d'int&#233;r&#234;t r&#233;gional, communal ou rural &#187;. Il s'agit l&#224; d'une interdiction suppl&#233;mentaire qui s'ajoute &#224; la proscription du d&#233;tournement de pouvoir postul&#233;e par la jurisprudence classique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La m&#234;me grille de contr&#244;le est applicable aux contrats des collectivit&#233;s locales. Le contr&#244;le des actes contractuels est tr&#232;s important lorsque ceux-ci ont la qualit&#233; de march&#233;s publics. En l'occurrence, le repr&#233;sentant de l'Etat v&#233;rifie le respect par les autorit&#233;s locales de la l&#233;gislation relative aux march&#233;s publics .
Le contr&#244;le de l&#233;galit&#233; exerc&#233; par les repr&#233;sentants de l'Etat sur les actes contractuels appelle deux remarques. D'abord, le contr&#244;le de l&#233;galit&#233; par la voie du d&#233;f&#233;r&#233; qui est un recours pour exc&#232;s de pouvoir sp&#233;cial contre les contrats para&#238;t assez singulier au regard du droit administratif classique qui se caract&#233;rise, comme le remarque Sabine Martin, par &#171; le principe traditionnel d'irrecevabilit&#233; du recours pour exc&#232;s de pouvoir contre les contrats administratifs &#187; sous r&#233;serve de la th&#233;orie des actes d&#233;tachables. Le d&#233;f&#233;r&#233; contractuel en tant que forme de recours pour exc&#232;s de pouvoir contre les contrats des collectivit&#233;s locales bouleverse ainsi les principes du recours pour exc&#232;s de pouvoir et constitue une nouveaut&#233; en droit administratif fran&#231;ais . C'est ce qui explique qu'en France, la position de la jurisprudence ait &#233;volu&#233; pour aboutir finalement &#224; investir le pr&#233;fet de la capacit&#233; &#224; intenter un recours pour exc&#232;s de pouvoir contre un contrat soumis ou non &#224; obligation de transmission, le Conseil d'Etat ayant interpr&#233;t&#233; le d&#233;f&#233;r&#233; comme dirig&#233;, non pas contre le contrat, mais contre la d&#233;cision de passer le contrat . En droit s&#233;n&#233;galais, ayant admis la recevabilit&#233; du d&#233;f&#233;r&#233; d'un Gouverneur de r&#233;gion contre un contrat sign&#233; par le pr&#233;sident du Conseil r&#233;gional, le Conseil d'Etat s&#233;n&#233;galais a consid&#233;r&#233; que le contrat conclu par le pr&#233;sident du Conseil r&#233;gional sans l'autorisation dudit conseil est entach&#233; d'ill&#233;galit&#233; qui entra&#238;ne sa nullit&#233; .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En second lieu, il convient de distinguer entre les contrats soumis au r&#233;gime du d&#233;f&#233;r&#233; (articles 334 et335) et les contrats soumis au r&#233;gime de l'approbation pr&#233;alable (art. 336). Les contrats &#233;num&#233;r&#233;s aux articles 334 et 335 sont soumis au r&#233;gime du d&#233;f&#233;r&#233; car ils font partie des actes que le repr&#233;sentant de l'Etat d&#233;f&#232;re au Conseil d'Etat lorsqu'il les trouve entach&#233;s d'ill&#233;galit&#233;. En revanche, les actes contractuels de l'article 336 qui rel&#232;vent de la tutelle d'approbation ne sont pas soumis au r&#233;gime du d&#233;f&#233;r&#233;. Ces derniers sont transmis au repr&#233;sentant de l'Etat pour approbation. Celle ci &#171; est r&#233;put&#233;e tacite si elle n'a pas &#233;t&#233; notifi&#233;e &#224; la collectivit&#233; locale dans le d&#233;lai d'un mois &#224; compter de la date de l'accus&#233; de r&#233;ception par le repr&#233;sentant de l'Etat &#187; . Lorsque le repr&#233;sentant de l'Etat refuse d'approuver les contrats, l'ex&#233;cutif de la collectivit&#233; locale (le pr&#233;sident du conseil r&#233;gional pour la r&#233;gion, le maire pour la commune et le pr&#233;sident du conseil rural pour la communaut&#233; rurale) peut d&#233;f&#233;rer au conseil d'Etat, pour exc&#232;s de pouvoir, le refus d'approbation du repr&#233;sentant de l'Etat .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi, dans la premi&#232;re cat&#233;gorie de contrats, le repr&#233;sentant de l'Etat se trouve dans une situation &#171; offensive &#187; parce que c'est lui qui prend l'initiative de d&#233;f&#233;rer les contrats mentionn&#233;s aux articles 334 et 335, exer&#231;ant ce que l'on appelle le d&#233;f&#233;r&#233; contractuel, alors que dans le second cas, il est sur la &#171; d&#233;fensive &#187; car il appartient aux ex&#233;cutifs locaux de d&#233;f&#233;rer son refus d'approbation. C'est donc &#224; raison que le Conseil d'Etat s&#233;n&#233;galais a d&#233;clar&#233; irrecevable la requ&#234;te d'un d&#233;f&#233;r&#233; introduit par le Sous Pr&#233;fet de Baba Garage et visant l'annulation de l'acte par lequel le Conseil rural de Dinguiraye a d&#233;cid&#233; la suspension de l'exploitation d'un terrain litigieux. La Haute juridiction a consid&#233;r&#233; que la d&#233;lib&#233;ration attaqu&#233;e, relevant des affaires domaniales, fait partie des actes soumis approbation pr&#233;alable du repr&#233;sentant de l'Etat, et ne peut donc &#234;tre attaqu&#233;e par la voie du d&#233;f&#233;r&#233; par le repr&#233;sentant de l'Etat . En l'occurrence, le repr&#233;sentant de l'Etat doit approuver ou ne pas approuver. Par suite, c'est son refus d'approbation qui peut &#234;tre attaqu&#233;, par la voie de l'exc&#232;s de pouvoir, par l'ex&#233;cutif local.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2. Les cons&#233;quences de l'examen de la l&#233;galit&#233; des actes par le repr&#233;sentant de l'Etat
Le contr&#244;le de l&#233;galit&#233; conna&#238;t une issue alternative : la confirmation tacite ou expresse de l'acte ou sa transmission pour annulation au juge de l'exc&#232;s de pouvoir par une voie de droit exclusivement ouverte au repr&#233;sentant commun&#233;ment appel&#233;e le d&#233;f&#233;r&#233; .
Dans le premier terme de l'alternative, le repr&#233;sentant de l'Etat consid&#232;re, &#224; l'issue du contr&#244;le effectu&#233; sur les actes &#224; lui transmis, que ceux-ci sont conformes &#224; la l&#233;galit&#233; et constate la r&#233;gularit&#233; des actes. Le contr&#244;le de l&#233;galit&#233; accompli sans suite contentieuse constitue une sorte d'attestation tacite de r&#233;gularit&#233; des actes. Pour rendre expresse cette sorte de confirmation de la r&#233;gularit&#233; de l'acte par le repr&#233;sentant de l'Etat et &#234;tre rassur&#233; que son acte ne sera pas querell&#233; devant le juge de l'exc&#232;s de pouvoir, l'ex&#233;cutif local peut adresser une demande au repr&#233;sentant de l'Etat pour &#234;tre &#233;clair&#233; sur le sort r&#233;serv&#233; aux actes transmis, autrement dit sur son intention vis &#224; vis de ces derniers. C'est ce que pr&#233;voit l'article 337 alin&#233;a 3 du code des collectivit&#233;s locales qui dispose : &#171; sur demande du Pr&#233;sident du conseil r&#233;gional, du Maire, du Pr&#233;sident du conseil rural, le repr&#233;sentant de l'Etat l'informe de son intention de ne pas d&#233;f&#233;rer au juge administratif un acte qui lui a &#233;t&#233; transmis en application de l'article 334 du code des collectivit&#233;s locales &#187; . Le repr&#233;sentant de l'Etat a l'obligation de r&#233;pondre, l'utilisation de l'indicatif pr&#233;sent par le l&#233;gislateur valant imp&#233;ratif. En fait, l'institution d'une telle proc&#233;dure r&#233;pond &#224; la n&#233;cessit&#233; d'une collaboration entre les protagonistes du contr&#244;le de l&#233;galit&#233;. Une question de droit se pose &#224; ce niveau : quelle est la valeur juridique du &#171; certificat de non recours &#187; d&#233;livr&#233; par le repr&#233;sentant de l'Etat ? Le lie-t-il, l'engage-t-il &#224; renoncer &#224; user ult&#233;rieurement des voies de recours qui lui sont offertes. En droit fran&#231;ais, on consid&#232;re que le certificat de non recours ne lie pas le repr&#233;sentant de l'Etat qui, tant que le d&#233;lai de recours n'est pas expir&#233;, peut toujours saisir le juge. Cette position est-elle transposable en droit s&#233;n&#233;galais ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans l'attente d'une jurisprudence relative &#224; cette question, on doit formuler une r&#233;ponse nuanc&#233;e dans la mesure o&#249; un argument ressortissant &#224; la sociologie administrative ne peut manquer d'&#234;tre invoqu&#233; dans le contexte s&#233;n&#233;galais. Quelles seraient les implications morales et sociales d'un revirement d'un repr&#233;sentant de l'Etat, &#171; notable &#187; dans sa circonscription administrative, qui donne sa parole de ne pas attaquer un acte local &#224; l'ex&#233;cutif local, lui aussi &#171; notable &#187; dans sa collectivit&#233; locale, pour par la suite, se d&#233;dire et attaquer l'acte dans lequel il aurait d&#233;couvert ult&#233;rieurement des vices d'ill&#233;galit&#233; ? La premi&#232;re attitude de cette r&#233;tractation, m&#234;me motiv&#233;e de la part du gardien de la l&#233;galit&#233; par des soucis de d&#233;fense de la loi, serait per&#231;ue avant tout comme le non-respect de la parole donn&#233;e par un notable &#224; un autre notable et par voie de cons&#233;quence, l'instauration d'une crise de confiance et de respectabilit&#233; entre deux autorit&#233;s que la singularit&#233; de l'histoire administrative du pays pousse &#224; entretenir de bons rapports. C'est l&#224; un facteur qui rel&#232;ve de la sociologie administrative, et qui relativise les m&#233;rites du placage syst&#233;matique des solutions fran&#231;aises &#224; un pays au contexte culturel diff&#233;rent.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le second terme de l'alternative, le repr&#233;sentant de l'Etat porte son manteau de &#171; commissaire du droit &#187; car il est question pour lui d'entreprendre de poursuivre un acte qu'il estime entach&#233; d'ill&#233;galit&#233;. Il s'agit d'une obligation qui p&#232;se sur lui, en vertu de l'alin&#233;a 1er de l'article 337 selon lequel, &#171; le repr&#233;sentant de l'Etat d&#233;f&#232;re au conseil d'Etat les actes mentionn&#233;s aux articles 334 et 335 qu'il estime entach&#233;s d'ill&#233;galit&#233;... &#187;. Cette disposition appelle deux observations. D'abord, il s'agit l&#224; d'une innovation tr&#232;s importante parce que le repr&#233;sentant de l'Etat ne dispose plus, comme jadis, du pouvoir d'annulation des actes des autorit&#233;s locales, mais plut&#244;t d'un droit de recours sp&#233;cial, personnel, et discr&#233;tionnaire qui lui permet d'attaquer les actes locaux devant le juge de l'exc&#232;s de pouvoir. Dans le proc&#232;s en l&#233;galit&#233;, il cesse d'&#234;tre juge pour ne plus &#234;tre que partie, renversement propre dans le contexte local &#224; &#233;roder son autorit&#233; et &#224; affecter son prestige. Il y a, &#224; cet &#233;gard, &#171; une modification des rapports entre les &#233;lus locaux et les repr&#233;sentants de l'Etat &#187; . Ensuite, l'invite faite au repr&#233;sentant de l'Etat de d&#233;f&#233;rer les actes qui lui paraissent ill&#233;gaux consiste en une obligation qui p&#232;se sur lui d&#232;s lors que l'acte lui para&#238;t ill&#233;gal. Toutefois, cette obligation est temp&#233;r&#233;e par au moins deux &#233;l&#233;ments.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'une part, le repr&#233;sentant de l'Etat dispose d'une marge de man&#339;uvre qui lui permet d'&#233;viter le proc&#232;s et de trouver un compromis avec les autorit&#233;s locales. La premi&#232;re modalit&#233; de marge de man&#339;uvre est pr&#233;vue par les textes. Il s'agit de la possibilit&#233; ouverte au repr&#233;sentant de l'Etat de suspendre, &#224; titre provisoire, le caract&#232;re ex&#233;cutoire des actes cit&#233;s &#224; l'article 334 par la formulation d'une demande de seconde lecture adress&#233;e &#224; l'autorit&#233; locale. Ce qui a pour but de permettre &#224; l'autorit&#233; locale de pouvoir revenir sur les &#233;ventuelles ill&#233;galit&#233;s d&#233;cel&#233;es par le repr&#233;sentant de l'Etat. La seconde modalit&#233; de marge de man&#339;uvre, non consacr&#233;e par les textes et souvent utilis&#233;e dans la pratique, consiste pour le repr&#233;sentant de l'Etat &#224; conseiller les autorit&#233;s locales afin de les amener &#224; proc&#233;der au retrait ou &#224; l'abrogation de leurs actes ill&#233;gaux ou &#224; r&#233;former ces actes dans le sens de les rendre conformes &#224; la l&#233;galit&#233;. La finalit&#233; de ce contr&#244;le de l&#233;galit&#233; qui met en avant le r&#244;le de conseiller du repr&#233;sentant de l'Etat est d'&#233;viter le contentieux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'autre part, comme il s'agit des actes qu'il estime entach&#233;s d'ill&#233;galit&#233;, le repr&#233;sentant de l'Etat peut consid&#233;rer, de bonne foi ou de mauvaise foi, que les actes qu'on lui a transmis ne sont pas entach&#233;s d'ill&#233;galit&#233;, lors m&#234;me que ces actes le seraient effectivement. Un probl&#232;me de droit se pose en filigrane. Quelles seraient les implications juridiques d'une carence ou d'un mauvais comportement du repr&#233;sentant de l'Etat consistant notamment &#224; ne pas d&#233;f&#233;rer un acte simplement ou manifestement ill&#233;gal, surtout lorsqu'une personne l&#233;s&#233;e le lui demande conform&#233;ment &#224; l'article 341 du code des collectivit&#233;s locales ? L&#224; non plus, les textes n'apportent de r&#233;ponse. La jurisprudence n'a pas encore eu l'occasion de se prononcer sur cette question qui ne manque pas d'int&#233;r&#234;t au regard de la pratique se caract&#233;risant par la raret&#233; des cas de mise en &#339;uvre du d&#233;f&#233;r&#233; . En droit fran&#231;ais, il est admis que le repr&#233;sentant de l'Etat, d&#233;fenseur de la loi, dispose d'une marge d'appr&#233;ciation qui lui permet de d&#233;clencher ou de ne pas d&#233;clencher le d&#233;f&#233;r&#233;, que l'exercice du d&#233;f&#233;r&#233; est non une obligation mais une facult&#233; . La pratique montre aussi qu'il refuse souvent d'exercer le d&#233;f&#233;r&#233; sur demande d'une personne l&#233;s&#233;e et de &#171; jouer ainsi le r&#244;le d'avocat &#187; .
En France, cette attitude du repr&#233;sentant de l'Etat a &#233;t&#233; contest&#233;e par certaines personnes l&#233;s&#233;es devant le Conseil d'Etat qui, par son arr&#234;t Brasseur , a jug&#233; que le refus du pr&#233;fet de d&#233;f&#233;rer un acte, sur demande d'une personne l&#233;s&#233;e, au Tribunal administratif ne constitue pas une d&#233;cision susceptible de faire l'objet d'un recours pour exc&#232;s de pouvoir. Cependant, l'existence de cette simple facult&#233; n'exclut pas la responsabilit&#233; du repr&#233;sentant de l'Etat en cas de faute lourde, notamment sa n&#233;gligence prolong&#233;e &#224; agir .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans tous les cas, qu'il s'agisse d'un d&#233;f&#233;r&#233; spontan&#233; ou d'un d&#233;f&#233;r&#233; provoqu&#233;, le repr&#233;sentant de l'Etat est soumis &#224; l'obligation d'information de l'autorit&#233; locale parall&#232;lement &#224; la saisine du juge de l'exc&#232;s de pouvoir. C'est le sens de l'alin&#233;a 4 de l'article 337 du code des collectivit&#233;s locales qui pr&#233;voit que &#171; lorsque le repr&#233;sentant de l'Etat d&#233;f&#232;re un acte au juge administratif, il en informe par &#233;crit et sans d&#233;lai l'autorit&#233; locale et lui communique toutes pr&#233;cisions sur les ill&#233;galit&#233;s invoqu&#233;es &#224; l'encontre de l'acte incrimin&#233; &#187;.Il s'agit d'une obligation dont l'accomplissement &#171; ouvre, selon Fran&#231;ois et Yves Luchaire, la voie de la n&#233;gociation et des conseils &#187;. La question est alors de savoir si l'absence d'information de l'autorit&#233; locale concomitamment &#224; la saisine &#224; la saisine du juge de l'exc&#232;s de pouvoir fait obstacle &#224; la recevabilit&#233; du d&#233;f&#233;r&#233; ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La r&#233;ponse est affirmative en droit fran&#231;ais. En droit s&#233;n&#233;galais, cette disposition faisant peser sur le repr&#233;sentant de l'Etat l'obligation que les r&#232;gles du recours pour exc&#232;s de pouvoir font peser sur un requ&#233;rant ordinaire en mati&#232;re de signification de la requ&#234;te &#224; la partie adverse est-elle imp&#233;rative ? En tout cas, on ne voit pas par quel moyen, l'autorit&#233; locale va &#234;tre inform&#233;e du recours contre son acte si l'auteur du recours ne prend pas l'initiative de l'informer. Cependant, est-ce que cela autorise &#224; affirmer que l'absence d'information &#224; la saisine du juge fait obstacle &#224; la recevabilit&#233; du d&#233;f&#233;r&#233; ? Comme on le voit, cette question fait partie des nombreuses interrogations dont les r&#233;ponses sont attendues huit ans apr&#232;s l'entr&#233;e en vigueur des textes sur la d&#233;centralisation. Doit-on attendre que l'occasion se pr&#233;sente pour la s&#233;cr&#233;tion jurisprudentielle de solutions ou doit-on lancer un appel au l&#233;gislateur pour clarifier ces questions ? Au lieu de consid&#233;rer les solutions fran&#231;aises comme imm&#233;diatement et automatiquement reconductibles dans le syst&#232;me juridique s&#233;n&#233;galais, la patience recommande de souhaiter que le d&#233;roulement du contr&#244;le parvienne plus fr&#233;quemment &#224; la phase juridictionnelle, non point par go&#251;t du contentieux, mais simplement pour permettre au juge d'avoir l'occasion de dire le droit.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;B. La phase juridictionnelle du contr&#244;le&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La particularit&#233; de cette phase du parcours du contr&#244;le de l&#233;galit&#233; est qu'elle n'est pas syst&#233;matique : son effectivit&#233; est, au fond, li&#233;e au bon vouloir du repr&#233;sentant de l'Etat. Il n y a de phase juridictionnelle dans la mise en &#339;uvre du contr&#244;le de l&#233;galit&#233; que lorsque le repr&#233;sentant de l'Etat prend l'initiative de d&#233;f&#233;rer l'acte de la collectivit&#233; locale devant le Conseil d'Etat. La saisine du juge de l'exc&#232;s de pouvoir ouvre la phase contentieuse du contr&#244;le des actes des collectivit&#233;s locales, ce qui met le juge au c&#339;ur du fonctionnement du syst&#232;me du contr&#244;le de l&#233;galit&#233; des actes des collectivit&#233;s locales, et au-del&#224; face &#224; la d&#233;centralisation . Son office est important : il est sollicit&#233; pour trancher un conflit qui a des points communs mais aussi des diff&#233;rences avec la variante du contr&#244;le de l&#233;galit&#233; classique qu'est le recours pour exc&#232;s de pouvoir. Il s'agit de se pencher sur l'appr&#233;ciation de la l&#233;galit&#233; faite par l'Etat &#224; travers son repr&#233;sentant, de trancher un diff&#233;rend avec la possibilit&#233; de d&#233;savouer le repr&#233;sentant de l'Etat. Toutes choses qui, en r&#233;alit&#233;, am&#232;nent le juge &#224; s'immiscer dans les rapports entre l'Etat et les collectivit&#233;s locales, relations qui se situaient jusque l&#224; dans le &#171; domaine r&#233;serv&#233; &#187; de l'Etat, lequel y usait, &#224; loisir, de pouvoir discr&#233;tionnaire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les lois d&#233;centralisatrices de 1996 ont donc la particularit&#233; de faire intervenir, d'une fa&#231;on plus importante, le juge de l'exc&#232;s de pouvoir dans le nouveau mode de contr&#244;le que l'Etat exerce sur les actes de ses d&#233;membrements &#224; base territoriale (1). Cependant, cette intervention attendue pour l'effectivit&#233; du contr&#244;le a &#233;t&#233;, &#224; ce stade de mise en oeuvre de la d&#233;centralisation, relativement limit&#233;e (2).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1. L'intervention du juge&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'am&#233;nagement de la possibilit&#233; de l'intervention du juge de l'exc&#232;s de pouvoir dans les rapports entre l'Etat et les collectivit&#233;s locales n'est pas totalement une innovation apport&#233;e par les lois de 1996. En effet, dans le cadre de la mise en &#339;uvre du contr&#244;le que l'Etat exer&#231;ait sur les collectivit&#233;s locales, les textes ant&#233;rieurs pr&#233;voyaient la possibilit&#233; pour les autorit&#233;s sous tutelle d'attaquer les actes des autorit&#233;s de tutelle devant le juge de l'exc&#232;s de pouvoir .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'innovation dans l'intervention du juge induite par la r&#233;forme de 1996 consiste en l'inversion du sch&#233;ma de d&#233;clenchement de la phase contentieuse. Si autrefois l'initiative de la saisine appartenait &#224; l'autorit&#233; locale, d&#233;sormais, l'initiative de la saisine du juge appartient, au principal, au repr&#233;sentant de l'Etat. De m&#234;me, si le juge &#233;tait &#224; la p&#233;riph&#233;rie du syst&#232;me, il devrait maintenant en &#234;tre au c&#339;ur, tout au moins dans le sch&#233;ma formel. Par voie de cons&#233;quence, si l'intervention du juge &#233;tait l'exception, elle devrait devenir la r&#232;gle.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tel qu'il est am&#233;nag&#233;, le r&#233;gime du contr&#244;le de l&#233;galit&#233; se rapproche de celui du recours pour exc&#232;s de pouvoir par l'identit&#233; du juge qui est le Conseil d'Etat d&#233;fini par la Constitution et la loi comme le juge de l'exc&#232;s de pouvoir des autorit&#233;s ex&#233;cutives ainsi que de la l&#233;galit&#233; des actes des collectivit&#233;s locales . L'habilitation du juge de l'exc&#232;s de pouvoir &#224; conna&#238;tre du d&#233;f&#233;r&#233; rel&#232;ve non seulement de la loi organique sur le Conseil d'Etat pr&#233;cit&#233;e mais aussi de la loi 96-06 portant code des collectivit&#233;s locales . La comp&#233;tence d'attribution du Conseil d'Etat est ainsi nettement pos&#233;e par les textes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans la mise en branle du d&#233;f&#233;r&#233;, le principe est que le d&#233;lai dont dispose le repr&#233;sentant de l'Etat est le d&#233;lai habituel du recours pour exc&#232;s de pouvoir, &#224; savoir deux mois &#224; compter de la date de transmission des actes, date dont le point de d&#233;part est variable suivant la nature des actes ou selon que le repr&#233;sentant de l'Etat d&#233;clenche de son propre chef le d&#233;f&#233;r&#233; ou le fait sur demande d'une personne l&#233;s&#233;e. Le d&#233;f&#233;r&#233; se rapproche aussi du recours pour exc&#232;s de pouvoir par les pouvoirs du juge &#224; l'&#233;gard des actes : il s'agit d'actes ne pouvant faire que l'objet d'annulation ou de non annulation par le juge de l'exc&#232;s de pouvoir qui ne peut que proc&#233;der &#224; l'annulation totale ou partielle de l'acte .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Toutefois, le d&#233;f&#233;r&#233; s'&#233;loigne du recours pour exc&#232;s de pouvoir sur d'autres points. Les exigences incombant au requ&#233;rant dans le cadre de l'exc&#232;s de pouvoir ne p&#232;sent pas sur l'initiateur du d&#233;f&#233;r&#233;. Ainsi, investi par la loi (et non la Constitution comme en France) du statut de d&#233;fenseur de la l&#233;galit&#233;, le repr&#233;sentant de l'Etat dispose du &#171; monopole du droit de d&#233;f&#233;rer &#187; au Conseil d'Etat les actes qu'il estime entach&#233;s d'ill&#233;galit&#233; et n'a pas, par cons&#233;quent, &#224; justifier de la qualit&#233; &#224; agir et de l'int&#233;r&#234;t &#224; agir.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au demeurant, plus on progresse dans le parcours de l'instance, plus les sp&#233;cificit&#233;s proc&#233;durales du d&#233;f&#233;r&#233; sont manifestes. En effet, l'une des particularit&#233;s les plus fortes de la proc&#233;dure du d&#233;f&#233;r&#233; est la possibilit&#233; ouverte au repr&#233;sentant de l'Etat d'assortir son recours d'une demande de sursis &#224; ex&#233;cution, &#171; annexe de son recours principal &#187; qu'est le d&#233;f&#233;r&#233;. Ce type de sursis &#224; ex&#233;cution des actes des autorit&#233;s locales est d&#233;rogatoire au r&#233;gime administratif de droit commun . Pour mesurer la diff&#233;rence, il convient de rappeler le principe du caract&#232;re ex&#233;cutoire des actes administratif et les conditions d'octroi du sursis en g&#233;n&#233;ral avant d'aborder le r&#233;gime du sursis pr&#233;vu par le code des collectivit&#233;s locales. C'est un principe g&#233;n&#233;ral du droit administratif bien connu : les d&#233;cisions de l'administration sont ex&#233;cutoires malgr&#233; qu'ils soient attaqu&#233;s devant le juge de l'exc&#232;s de pouvoir tant qu'elles n'ont pas fait l'objet d'une annulation par le juge .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les mesures de sursis &#224; ex&#233;cution pouvant &#234;tre prononc&#233;es &#224; leur encontre ne peuvent l'&#234;tre qu'&#224; titre exceptionnel car les conditions d'octroi du sursis sont parcimonieusement arr&#234;t&#233;es par la jurisprudence administrative. Il est de jurisprudence constante que les moyens invoqu&#233;s par le requ&#233;rant doivent &#234;tre s&#233;rieux et le pr&#233;judice irr&#233;parable . Dans le cas m&#234;me o&#249; les conditions habituelles d'octroi du sursis se trouvent r&#233;unies, le juge dispose d'une marge d'appr&#233;ciation qui fait que l'octroi du sursis n'est jamais automatique. En outre, pour ne pas vider de son sens le principe du caract&#232;re ex&#233;cutoire des actes administratifs, le juge de l'exc&#232;s de pouvoir appr&#233;cie, en r&#232;gle g&#233;n&#233;rale de fa&#231;on restrictive, la v&#233;racit&#233; de l'existence des conditions du sursis invoqu&#233;es par le requ&#233;rant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est ce principe classique bien &#233;tabli du droit administratif que le droit de la d&#233;centralisation a fortement relativis&#233; pour ne pas dire remis en cause en ce qui concerne les actes des collectivit&#233;s locales. A cet &#233;gard, l'article 338 du code des collectivit&#233;s locales pr&#233;voit une sorte de &#171; sursis &#224; ex&#233;cution automatique &#187; &#224; intensit&#233; variable pour les actes d&#233;f&#233;r&#233;s par le repr&#233;sentant de l'Etat. Une lecture dudit article permet de d&#233;celer trois degr&#233;s dans le r&#233;gime de sursis &#224; ex&#233;cution des actes des autorit&#233;s locales tous dot&#233;s de l'efficacit&#233; redoutable de paralyser les actes des collectivit&#233;s locales.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un premier degr&#233; de sursis &#224; ex&#233;cution automatique est celui qui est pr&#233;vu par l'alin&#233;a 1er de l'article 338 du code des collectivit&#233;s locales qui se lit : &#171; le repr&#233;sentant de l'Etat peut assortir son recours d'une demande de sursis &#224; ex&#233;cution. Il est fait droit &#224; cette demande si l'un des moyens invoqu&#233;s dans le requ&#234;te para&#238;t, en l'&#233;tat de l'instruction, s&#233;rieux et de nature &#224; justifier l'annulation de l'acte attaqu&#233; &#187;. Cette disposition remet en cause partiellement les principes classiques du sursis en r&#233;duisant, sans la remettre en cause, la marge d'appr&#233;ciation du juge pour l'octroi du sursis. Remise en cause partielle du fait qu'il p&#232;se sur le juge l'obligation d'accorder le sursis d&#232;s lors qu'il constate l'existence d'un moyen s&#233;rieux susceptible d'entra&#238;ner l'annulation de l'acte attaqu&#233;. C'est la premi&#232;re d&#233;rogation au sursis classique par le fait que l'octroi du sursis n'est pas assujetti, en l'occurrence, &#224; la condition de l'existence d'un pr&#233;judice irr&#233;parable ou difficilement r&#233;parable par l'ex&#233;cution de l'acte attaqu&#233;. En &#233;tant oblig&#233; de proc&#233;der ainsi, le juge est contraint d'abandonner sa jurisprudence classique parcimonieuse et restrictive relative &#224; l'octroi du sursis &#224; ex&#233;cution. Cependant cette obligation qui p&#232;se sur le juge d'accorder le sursis, en l'occurrence, ne neutralise pas radicalement son pouvoir d'appr&#233;ciation, lequel porte, en l'occurrence, sur le caract&#232;re s&#233;rieux du moyen.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un second degr&#233; de d&#233;rogation par rapport au droit commun r&#233;sulte de l'alin&#233;a 2 de l'article 338 du code des collectivit&#233;s locales en vertu duquel &#171; lorsque l'acte attaqu&#233; est de nature &#224; compromettre l'exercice d'une libert&#233; publique ou individuelle, le pr&#233;sident du Conseil d'Etat ou un de ses membres d&#233;l&#233;gu&#233; &#224; cet effet prononce le sursis dans les quarante huit heures &#187;. Il appara&#238;t ici un degr&#233; de plus dans l'assouplissement des conditions classiques d'octroi du sursis du fait qu' &#224; ce niveau, la seule condition pos&#233;e par le texte fait r&#233;f&#233;rence &#224; la menace sur l'exercice d'une libert&#233; publique. D&#232;s lors qu'un acte d'une autorit&#233; locale est susceptible de compromettre l'exercice d'une libert&#233; publique, le pr&#233;sident du Conseil d'Etat ou un autre membre du Conseil d'Etat est oblig&#233; d'accorder le sursis. En l'occurrence, ce n'est point le Conseil d'Etat en tant qu'entit&#233; si&#233;geant coll&#233;gialement qui est interpell&#233; comme l'&#233;crivent Oumar Gaye et Mamadou Seck Diouf, mais bien des membres du Conseil d'Etat, personnes es qualit&#233; individuellement prises ; que ce soit le Pr&#233;sident du Conseil d'Etat ou un de ses membres d&#233;l&#233;gu&#233;s &#224; cet effet.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le l&#233;gislateur a proc&#233;d&#233; ainsi pour parer &#224; une urgence que pourrait compromettre la n&#233;cessit&#233; d'une r&#233;union coll&#233;giale d'une formation juridictionnelle du Conseil d'Etat. A cet &#233;gard, non seulement, l'automaticit&#233; de l'octroi du sursis est plus marqu&#233;e mais la c&#233;l&#233;rit&#233; appara&#238;t comme une facilitation suppl&#233;mentaire du sursis, avec l'imp&#233;ratif qu'il soit prononc&#233; non par la juridiction en tant qu'instance, mais par son pr&#233;sident &#224; d&#233;faut, par un autre membre de la juridiction, et en plus dans les quarante huit heures. En France, la question s'est pos&#233;e de savoir si l'exigence du moyen s&#233;rieux &#233;tait n&#233;cessaire dans le cadre du sursis de quarante huit heures. Autrement dit, est ce qu'il y a lieu de cumuler la condition li&#233;e au fait que l'acte est de nature &#224; compromettre l'exercice d'une libert&#233; publique et la condition du moyen s&#233;rieux pour accorder le sursis. Le Conseil d'Etat fran&#231;ais a r&#233;pondu par l'affirmative en consid&#233;rant que les dispositions relevant du moyen s&#233;rieux et celles relatives &#224; la menace sur une libert&#233; publique doivent &#234;tre interpr&#233;t&#233;s conjointement. En vertu de quoi, la Haute juridiction fran&#231;aise a consid&#233;r&#233; &#171; que l'ill&#233;galit&#233; &#224; une libert&#233; publique constitue le moyen s&#233;rieux qui, en l'&#233;tat de l'instruction, serait de nature &#224; justifier l'annulation de l'acte attaqu&#233; &#187; . Raisonnement s&#233;duisant, dont la reconduction en cas de besoin par le juge s&#233;n&#233;galais, ne serait pas surprenante si l'on sait que le code des collectivit&#233;s locales a, notamment sur ce point, repris dans ses grandes lignes les dispositions de la loi fran&#231;aise et que le juge s&#233;n&#233;galais vit dans le miroir du juge fran&#231;ais . Mais peut &#234;tre que le juge s&#233;n&#233;galais fera montre d'originalit&#233; sur cette question.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le troisi&#232;me degr&#233; de d&#233;rogation au sursis de droit commun se d&#233;duit de l'alin&#233;a 3 de l'article 338 du code des collectivit&#233;s locales qui dispose : &#171; le Conseil d'Etat peut, sur sa propre initiative, prononcer le sursis &#224; ex&#233;cution pour tout march&#233; public que lui transmet le repr&#233;sentant de l'Etat aux fins d'annulation &#187;. Cette proc&#233;dure est encore, &#224; notre sens, un niveau suppl&#233;mentaire de facilitation de l'octroi du sursis dans la mesure o&#249; elle prive m&#234;me le repr&#233;sentant de l'Etat de l'initiative de demander le sursis &#224; ex&#233;cution du march&#233;. A cet effet, la loi am&#233;nage une possibilit&#233; exceptionnelle au juge : la facult&#233; de prononcer d'office le sursis sit&#244;t que le march&#233; lui est transmis par le repr&#233;sentant de l'Etat. Les cons&#233;quences financi&#232;res (engagement des deniers publics) et mat&#233;rielles (difficult&#233;s &#224; remettre en cause un march&#233; d&#233;j&#224; ex&#233;cut&#233;) expliquent l'am&#233;nagement de ce moyen d'office en faveur du juge pour lui permettre de prendre les devants et d'emp&#234;cher le d&#233;but d'ex&#233;cution de ce qui peut &#234;tre difficilement remis en cause, &#224; savoir l'ex&#233;cution d'un march&#233; public.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En d&#233;finitive, l'assouplissement des conditions d'octroi du sursis &#224; ex&#233;cution est motiv&#233; par le fait qu'en mati&#232;re de d&#233;f&#233;r&#233;, ce n'est pas le traditionnel requ&#233;rant qu'est en g&#233;n&#233;ral le citoyen justiciable qui sollicite la privation d'effets &#224; un acte de l'administration mais bien l'Etat &#224; travers son repr&#233;sentant. L'enjeu ici n'est pas l'int&#233;r&#234;t du justiciable mais bien l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral. Le caract&#232;re r&#233;put&#233; objectif du recours pour exc&#232;s de pouvoir, contestable en g&#233;n&#233;ral &#224; notre sens, demeure incontestable dans le domaine du d&#233;f&#233;r&#233; o&#249; le requ&#233;rant est presque totalement d&#233;sint&#233;ress&#233; et agit au nom et pour le compte de la soci&#233;t&#233;.
L'on ne peut &#233;voquer les sp&#233;cificit&#233;s contentieuses du d&#233;f&#233;r&#233; sans aborder un trait d'originalit&#233; remarquable en droit s&#233;n&#233;galais : c'est l'obligation pour le Conseil d'Etat saisi d'un d&#233;f&#233;r&#233; de &#171; donner son verdict dans un d&#233;lai maximum d'un mois &#187; .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'enfermement du Conseil d'Etat dans un d&#233;lai aussi court pour donner son verdict appelle au moins deux remarques. En premier lieu, le d&#233;lai accord&#233; au Conseil d'Etat pour statuer constitue une d&#233;rogation forte au droit des contentieux en g&#233;n&#233;ral, et au contentieux administratif en particulier . En effet, mis &#224; part l'invocation de statuer dans un &#171; d&#233;lai raisonnable &#187; remarquable dans tous les syst&#232;mes juridiques, il est rare de trouver des mati&#232;res dans lesquelles un juge est soumis &#224; des d&#233;lais pour rendre sa d&#233;cision car l'action de rendre la justice est, par essence, non encadr&#233;e dans le temps afin d'&#233;viter la d&#233;lib&#233;ration sous la pression de l'opinion publique, de la rue ou de la chaleur de l'actualit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En second lieu, le d&#233;lai de deux mois n'est pas un d&#233;lai indicatif, comme le soutiennent MM. Gaye et Seck Diouf , mais bien un d&#233;lai imp&#233;ratif du fait de la formule utilis&#233;e par le l&#233;gislateur &#171; doit donner son verdict dans un d&#233;lai maximum d'un mois &#187;. En troisi&#232;me lieu, la fixation d'un d&#233;lai &#224; un juge non habitu&#233; &#224; statuer dans la c&#233;l&#233;rit&#233; constitue une garantie de r&#233;duction de l'incertitude juridique dans laquelle se retrouveraient les actes des collectivit&#233;s locales d&#233;f&#233;r&#233;s au Conseil d'Etat .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est avec la saisine du juge et le d&#233;roulement de l'instance qu'est enclench&#233; le vrai contr&#244;le de l&#233;galit&#233; car c'est &#224; ce stade que le juge utilise ses m&#233;thodes et techniques pour proc&#233;der &#224; des investigations normatives afin de d&#233;celer des vices dans l'acte. A l'issue de cette op&#233;ration de contr&#244;le similaire &#224; celle du repr&#233;sentant de l'Etat, le juge dispose d'un pouvoir d&#233;cisif qui marque toute la diff&#233;rence avec celui du repr&#233;sentant de l'Etat, c'est celui d'annuler les actes ill&#233;gaux et de valider les actes l&#233;gaux par la non annulation. Ainsi, m&#234;me s'il ne dispose pas du pouvoir d'auto-saisine, m&#234;me si son office est li&#233; en partie, notamment dans le cadre du d&#233;f&#233;r&#233; &#224; la volont&#233; du repr&#233;sentant de l'Etat de le saisir, le juge devient, &#224; tout le moins dans le sch&#233;ma institutionnel, un maillon important de la nouvelle cha&#238;ne du contr&#244;le de l&#233;galit&#233; des actes locaux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au demeurant, peu voire presque pas saisi par le repr&#233;sentant de l'Etat dans le cadre du d&#233;f&#233;r&#233; (qui nous int&#233;resse principalement dans le cadre de cette &#233;tude), davantage sollicit&#233; en g&#233;n&#233;ral par des personnes l&#233;s&#233;es (r&#233;gime du contr&#244;le de l&#233;galit&#233; ordinaire secondaire en l'occurrence) , le Conseil d'Etat n'a pas eu beaucoup d'opportunit&#233; d'assumer les fonctions &#224; lui d&#233;volues par les textes d'&#234;tre le dernier bastion de la d&#233;fense de la l&#233;galit&#233;. Dans les rares occasions o&#249; il l'a eu, il ne s'est pas toujours montr&#233; &#224; la hauteur de la mission. Toutes choses qui inclinent &#224; relativiser l'efficacit&#233; de son intervention dans le syst&#232;me de contr&#244;le de l&#233;galit&#233; mis en place depuis 1996.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2. L' intervention limit&#233;e du juge&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par le biais du contr&#244;le de l&#233;galit&#233;, le juge de l'exc&#232;s de pouvoir est habilit&#233; &#224; intervenir comme un arbitre du jeu de la d&#233;centralisation. Il est donc l&#233;gitime de s'attendre &#224; ce que son intervention soit importante pour pr&#233;ciser et compl&#233;ter les textes. Pourtant, pr&#232;s de dix ans apr&#232;s l'entr&#233;e en vigueur des textes de la d&#233;centralisation, force est de constater que l'intervention du juge n'a pas &#233;t&#233; a la hauteur de ce qui &#233;tait attendu de son pouvoir normateur. La faiblesse de l'intervention du juge peut &#234;tre appr&#233;hend&#233;e &#224; partir de constats s'articulant autour de l'aust&#233;rit&#233; de la jurisprudence relative au contr&#244;le de l&#233;galit&#233;, aust&#233;rit&#233; qu'il faut expliquer.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Apr&#232;s recensement et analyse de la jurisprudence relative au d&#233;f&#233;r&#233;, et par glissement au contr&#244;le de l&#233;galit&#233; des actes d&#233;clench&#233; par les personnes l&#233;s&#233;es, un constat s'impose : la faiblesse de la jurisprudence au double plan quantitatif et qualitatif. Au plan quantitatif, l'identification statistique des d&#233;cisions rendues par le Conseil d'Etat en mati&#232;re de contr&#244;le de l&#233;galit&#233; au cours de la p&#233;riode 1998-2001 demeure d&#233;cevante. En combinant l'ensemble des sources de jurisprudence disponible (bulletins des arr&#234;ts du Conseil d'Etat, d&#233;cisions non publi&#233;es, d&#233;cisions contenues dans les rapports sur le contr&#244;le de l&#233;galit&#233;), le nombre des d&#233;cisions rendues que nous avons pu recenser en presque dix ans d'application des textes sur la d&#233;centralisation en mati&#232;re de d&#233;f&#233;r&#233; ne d&#233;passe gu&#232;re trois .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le nombre de d&#233;cisions est un peu plus important si on y inclut les d&#233;cisions rendues sur requ&#234;te de personnes l&#233;s&#233;es. Ce qui fait qu'en pratique, le contr&#244;le des actes des collectivit&#233;s locales sur initiative des personnes l&#233;s&#233;es demeure le principe, celui mis en branle par le repr&#233;sentant de l'Etat l'exception. Pareil constat statistique fait &#233;chec &#224; l'intention du l&#233;gislateur d&#233;sireux de faire du d&#233;f&#233;r&#233; le contr&#244;le de l&#233;galit&#233; de principe des actes en cause.
A cette faiblesse quantitative de la jurisprudence s'ajoute une faiblesse qualitative qu'on d&#233;couvre &#224; partir de la lecture des d&#233;cisions rendues par le juge. Une des premi&#232;res d&#233;couvertes du lecteur des arr&#234;ts du Conseil d'Etat est l'insuffisante ma&#238;trise par la juridiction charg&#233;e du contr&#244;le des actes locaux des concepts du droit de la d&#233;centralisation. Ce qui est sans doute &#224; l'origine des maladresses remarquables dans l'interpr&#233;tation des textes, notamment ceux relatifs aux pouvoirs du repr&#233;sentant de l'Etat.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'insuffisante ma&#238;trise des concepts du droit de la d&#233;centralisation appara&#238;t d&#233;s la lecture de l'indication des parties au proc&#232;s. En citant celles ci, Le Conseil d'Etat mentionne souvent un organe de la collectivit&#233; locale comme partie au litige. A titre d'exemple, il est mentionn&#233; Gouverneur de la r&#233;gion de Tambacounda C/ Conseil r&#233;gional de Tambacounda alors m&#234;me que c'est le pr&#233;sident du Conseil r&#233;gional qui avait sign&#233; &#224; tort un contrat . En visant et en mentionnant l'organe d&#233;lib&#233;rant de la collectivit&#233; locale comme partie au litige, le Conseil d'Etat commet une erreur car la partie au litige est, non pas le conseil qui est un organe de la collectivit&#233; locale, mais la collectivit&#233; locale en tant qu'entit&#233; &#224; savoir la r&#233;gion, la commune ou la communaut&#233; rurale, laquelle devant, au demeurant, &#234;tre repr&#233;sent&#233;e en justice par son ex&#233;cutif. L'entit&#233; qui a la personnalit&#233; juridique et qui peut ester en justice, en se faisant repr&#233;senter, ne saurait &#234;tre un organe mais la collectivit&#233; elle-m&#234;me. Cependant pour des raisons de commodit&#233; juridique et pratique, cette derni&#232;re est repr&#233;sent&#233;e en justice par son organe ex&#233;cutif (le pr&#233;sident du Conseil r&#233;gional, le maire et le pr&#233;sident le conseil rural) .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une seconde illustration de l'insuffisante ma&#238;trise des concepts est la non perception par le juge des sp&#233;cificit&#233;s li&#233;es au r&#233;gime juridique du d&#233;f&#233;r&#233;. D'ailleurs, il est difficile &#224; partir de la lecture des arr&#234;ts de savoir si une affaire r&#233;sulte d'un d&#233;f&#233;r&#233; ou non. Cela est d'autant plus difficile que le contr&#244;le de l&#233;galit&#233; est contenu dans la mati&#232;re &#171; exc&#232;s de pouvoir &#187;. Il s'agit certes d'un contentieux de l'exc&#232;s de pouvoir mais, qui a ses sp&#233;cificit&#233;s normatives et proc&#233;durales dont il faut tirer les cons&#233;quences. Tant&#244;t, il consid&#232;re un d&#233;f&#233;r&#233; comme un simple recours pour exc&#232;s de pouvoir, &#171; recours aux fins d'annulation d'un protocole d'accord entre le pr&#233;sident du conseil r&#233;gional de Tambacounda et le pr&#233;sident de l'Association des parents d'&#233;l&#232;ves &#187; et le Gouverneur auteur du d&#233;f&#233;r&#233; comme un simple &#171; requ&#233;rant &#187; , tant&#244;t, il consid&#232;re &#171; par sa forme &#187; un simple recours en annulation comme un d&#233;f&#233;r&#233; et le rejette sur la base de la qualification de d&#233;f&#233;r&#233; , tant&#244;t, il utilise exceptionnellement et curieusement la notion de &#171; d&#233;f&#233;r&#233; pr&#233;fectoral &#187; comme s'il s'agissait d'une cat&#233;gorie et comme si le pr&#233;fet &#233;tait la seule autorit&#233; habilit&#233;e en droit s&#233;n&#233;galais &#224; introduire un d&#233;f&#233;r&#233; comme en droit fran&#231;ais o&#249; le d&#233;f&#233;r&#233; est l'objet d' un monopole pr&#233;fectoral. En droit s&#233;n&#233;galais, la formule correcte serait le d&#233;f&#233;r&#233; du repr&#233;sentant de l'Etat (&#224; tout le moins le d&#233;f&#233;r&#233; du Pr&#233;fet lorsqu'il &#233;mane d'un pr&#233;fet) car il y a bien le d&#233;f&#233;r&#233; du gouverneur ou du Sous pr&#233;fet qui n'est pas inclus dans la formule ferm&#233;e et exclusive &#171; d&#233;f&#233;r&#233; pr&#233;fectoral &#187;.
Les maladresses de raisonnement et autres argumentations juridiques contestables sont davantage perceptibles au niveau du fond des d&#233;cisions. On peut l'illustrer par l'exemple de la mauvaise application par le juge du r&#233;gime du contr&#244;le des actes soumis &#224; approbation pr&#233;alable. Dans l'affaire Djiby Basse et autres , les requ&#233;rants ont saisi le Conseil d'Etat pour demander l'annulation pour exc&#232;s de pouvoir de la d&#233;lib&#233;ration du Conseil municipal de Ouorossogui approuv&#233;e le 28 octobre 1997, laquelle a cr&#233;e de nouveaux quartiers. R&#233;pondant aux requ&#233;rants, le Conseil d'Etat a consid&#233;r&#233; que la d&#233;lib&#233;ration du Conseil municipal qui a cr&#233;e de nouveaux quartiers n'est ex&#233;cutoire qu'apr&#232;s son approbation par le repr&#233;sentant de l'Etat. Cette affaire montre une relative m&#233;connaissance des textes de la d&#233;centralisation parce que la cr&#233;ation de nouveaux quartiers ne fait pas partie des d&#233;cisions soumises &#224; approbation pr&#233;alable, lesquelles sont limitativement &#233;num&#233;r&#233;es par l'article 336 du code des collectivit&#233;s locales. En r&#233;alit&#233;, par cette attitude, le juge, &#233;rige une tutelle d'approbation l&#224; o&#249; les textes ne le pr&#233;voient pas.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'usage inappropri&#233; du pouvoir d'approbation par les repr&#233;sentants de l'Etat, cautionn&#233; par le Conseil d'Etat, montre manifestement une compr&#233;hension limit&#233;e du nouveau r&#233;gime du contr&#244;le des actes locaux par les &#233;lus, les repr&#233;sentants de l'Etat et les juges charg&#233;s d'en assurer l'application. Une autre interpr&#233;tation maladroite du pouvoir d'approbation pr&#233;alable du repr&#233;sentant de l'Etat est encore illustr&#233;e par l'affaire Conseil d'Etat, 1er f&#233;vrier 2001, Abdoulaye Amadou Kane C/Le Conseil rural de Dabia Odedji dans laquelle la d&#233;lib&#233;ration portant changement du site d'implantation de la Maison communautaire a &#233;t&#233; approuv&#233;e par le Sous-pr&#233;fet, sans que le juge ne le condamne alors que les textes ne le pr&#233;voient pas.
Cet usage inappropri&#233; de leur pouvoir d'approbation par certains repr&#233;sentants de l'Etat est fort bien mis en &#233;vidence par le premier Rapport de l&#233;galit&#233; .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi, le point statistique des d&#233;cisions rendues par le Conseil d'Etat en mati&#232;re de contr&#244;le de l&#233;galit&#233; et l'analyse du contenu des d&#233;cisions &#224; travers quelques exemples ont montr&#233; l'indigence de la jurisprudence au double plan quantitatif et qualitatif. L'explication s'articule autour de facteurs g&#233;n&#233;raux et de facteurs sp&#233;cifiques au nouveau contr&#244;le de l&#233;galit&#233; des actes des collectivit&#233;s locales.
Les facteurs g&#233;n&#233;raux, qui sont d'ordre sociologique et politique, demeurent li&#233;s &#224; la m&#233;connaissance du droit officiel par la grande masse des citoyens, leur refus de recourir &#224; la justice, la peur des repr&#233;sailles , l'&#233;loignement du juge (le Conseil d'Etat si&#233;geant &#224; la capitale) et le manque de confiance en la justice sans compter la relative lourdeur des frais de justice.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'effet cumulatif de ces facteurs explique le nombre tr&#232;s limit&#233; de requ&#233;rants et donc le nombre tr&#232;s faible de d&#233;cisions de justice. A ces facteurs g&#233;n&#233;raux il faut ajouter, sp&#233;cifiquement au contr&#244;le de l&#233;galit&#233;, l'existence d'&#233;l&#233;ments qui ne facilitent pas la mise en &#339;uvre d'un contr&#244;le de l&#233;galit&#233; par le repr&#233;sentant de l'Etat, contr&#244;le dont d&#233;pend l'intervention du juge. Il s'agit de la non transmission ou du retard dans la transmission des actes par les collectivit&#233;s locales. Comme le rel&#232;vent &#224; cet &#233;gard, les rapports sur le contr&#244;le de l&#233;galit&#233;, le non accomplissement de ces formalit&#233;s par les acteurs pose le probl&#232;me de la mise en &#339;uvre du contr&#244;le de l&#233;galit&#233;, notamment le d&#233;roulement du processus du contr&#244;le jusqu'&#224; son terme devant le juge. Aussi, les recours, lorsqu'ils existent, sont d'ailleurs davantage le fait de particuliers que des repr&#233;sentants de l'Etat qui pr&#233;f&#232;rent mettre en avant leur fonction de conseiller. Ce qui a fait parler de &#171; la pr&#233;pond&#233;rance du dialogue dans les rapports entre repr&#233;sentants de l'Etat et &#233;lus &#187; au S&#233;n&#233;gal et de &#171; r&#233;gulation administrative du contr&#244;le de l&#233;galit&#233; en France &#187; .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quant &#224; la faiblesse qualitative de la jurisprudence du contr&#244;le de l&#233;galit&#233;, elle s'explique en bonne partie par une cause classique : la non sp&#233;cialisation du juge en droit administratif en g&#233;n&#233;ral. L'explication li&#233;e &#224; sa non sp&#233;cialisation dans le contentieux administratif a jadis nourri des controverses non encore vid&#233;es aujourd'hui. Cependant, une chose est certaine, c'est que le juge ne parvient pas &#224; encadrer &#171; la difficile gestation du droit administratif s&#233;n&#233;galais &#187; en g&#233;n&#233;ral, a fortiori sa composante en plein d&#233;veloppement qu'est le droit des collectivit&#233;s locales.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au total, le juge de la l&#233;galit&#233; des actes des collectivit&#233;s locales est peu saisi m&#234;me par celui qui y est habilit&#233; express&#233;ment par la loi, &#224; savoir le repr&#233;sentant de l'Etat. M&#234;me lorsqu'il est saisi, il utilise des m&#233;thodes et techniques qui font que ses d&#233;cisions sont insuffisamment motiv&#233;es et donc insusceptibles de constituer un vivier o&#249; les acteurs de la d&#233;centralisation peuvent puiser des solutions &#224; leurs probl&#232;mes d&#233;coulant de l'impr&#233;cision ou du silence des textes . Ceci montre que le juge n'est pas, comme on &#233;tait en droit de s'y attendre, au c&#339;ur du syst&#232;me du contr&#244;le de l&#233;galit&#233;, il en est &#224; la p&#233;riph&#233;rie ne pouvant pas, du coup r&#233;pondre, &#224; l'appel &#224; lui lanc&#233; de contribuer &#224; l'&#233;dification d'un droit de la d&#233;centralisation de qualit&#233;. Le contr&#244;le de l&#233;galit&#233; des actes des collectivit&#233;s est &#224; l'image du contr&#244;le sur l'administration en g&#233;n&#233;ral , un contr&#244;le relativement inefficace .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Conclusion
Les lois d&#233;centralisatrices de 1996 ont instaur&#233; de nouvelles r&#232;gles du contr&#244;le de l&#233;galit&#233; des actes locaux qui remettent en cause les principes la tutelle ant&#233;rieure dans le sens de l'accroissement de l'autonomie des collectivit&#233;s locales. En vertu de ces nouvelles r&#232;gles, le contr&#244;le s'exer&#231;ant sur les actes des collectivit&#233;s locales est devenu, d'une part, un contr&#244;le confin&#233; &#224; la l&#233;galit&#233; et apr&#232;s l'entr&#233;e en vigueur des actes locaux, d'autre part un contr&#244;le &#233;chelonn&#233; dans sa mise en &#339;uvre en une phase administrative et en une phase juridictionnelle.
Les premi&#232;res ann&#233;es de la mise en &#339;uvre du dispositif de contr&#244;le des actes locaux montrent des insuffisances, des &#171; carences affectant l'exercice du contr&#244;le de l&#233;galit&#233; &#187; pour reprendre la formule du premier rapport sur le contr&#244;le de l&#233;galit&#233; . Ces carences sont constatables aussi bien au niveau des &#233;lus locaux qu'&#224; celui des repr&#233;sentants de l'Etat.
Dans l'identification des responsables des carences affectant l'exercice du contr&#244;le de l&#233;galit&#233;, les rapports oublient deux acteurs importants que sont l'Etat central et le juge. Le gouvernement n'a jamais &#233;tabli et publi&#233; de rapport sur le contr&#244;le de l&#233;galit&#233; pour permettre des am&#233;liorations comme l'y invite l'article 339 du code des collectivit&#233;s locales. Le juge des actes locaux, en l'occurrence le Conseil d'Etat se singularise, comme le montre sa jurisprudence, par une connaissance limit&#233;e du droit de la d&#233;centralisation. Ce qui l'emp&#234;che de produire une jurisprudence de qualit&#233; n&#233;cessaire &#224; l'&#233;dification d'un droit de la d&#233;centralisation de qualit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sur la base de ces constats, les auteurs des Rapports sur le contr&#244;le de l&#233;galit&#233; ont soulign&#233; la n&#233;cessit&#233; de renforcer les capacit&#233;s des acteurs en mati&#232;re de contr&#244;le de l&#233;galit&#233; et la n&#233;cessit&#233; de renforcer la d&#233;concentration . R&#233;pondant &#224; cet appel, l'Etat a pris des mesures importantes pour am&#233;liorer le contr&#244;le. Il s'agit du recrutement de secr&#233;taires communautaires pour assister les pr&#233;sidents de conseil rural, l'&#233;laboration d'un Manuel de proc&#233;dures de contr&#244;les de l&#233;galit&#233; et budg&#233;taire ayant servi de support &#224; la formation des repr&#233;sentants de l'Etat et l'&#233;tablissement de rapports sur le contr&#244;le de l&#233;galit&#233; cependant non publi&#233;s .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il s'agit certes de mesures importantes mais qu'il faut compl&#233;ter, &#224; notre sens, par d'autres &#224; savoir par exemple, l'extension de la formation dispens&#233;e aux repr&#233;sentants de l'Etat aux &#233;lus et aux juges. Une autre mesure qui nous semble &#234;tre capitale est de faire suivre les mouvements de d&#233;centralisation et de d&#233;concentration enclench&#233;s en 1996 d'un mouvement de d&#233;concentration du pouvoir judiciaire consistant &#224; cr&#233;er au niveau des tribunaux r&#233;gionaux une section sp&#233;cialis&#233;e dans le contr&#244;le des actes locaux ou par l'instauration d'un syst&#232;me de dualit&#233; de juridictions par la cr&#233;ation de tribunaux administratifs r&#233;gionaux proches des acteurs locaux afin de leur faciliter l'acc&#232;s au juge de la l&#233;galit&#233;. Peut &#234;tre que la d&#233;centralisation et l'av&#232;nement d'un contr&#244;le de l&#233;galit&#233; juridictionnalis&#233; &#233;taient l'opportunit&#233; attendue au S&#233;n&#233;gal pour avoir des tribunaux administratifs au niveau de chaque r&#233;gion, faisant enfin de la dualit&#233; de juridictions une r&#233;alit&#233; dont les besoins sont induits par les nouvelles r&#232;gles du contr&#244;le de l&#233;galit&#233; des actes des collectivit&#233;s locales. En tout cas, l'approfondissement de la d&#233;centralisation et la cons&#233;cration d'un nouveau r&#233;gime de contr&#244;le des actes des collectivit&#233;s locales relancent le d&#233;bat sur l'opportunit&#233; de l'instauration d'un syst&#232;me de dualit&#233; de juridictions et le parach&#232;vement de la r&#233;forme de 1992 cr&#233;ant le Conseil d'Etat au S&#233;n&#233;gal.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dakar, D&#233;cembre 2004
Ismaila Madior Fall, Ma&#238;tre assistant
Universit&#233; Cheikh Anta Diop,
Facult&#233; des sciences juridiques et politiques&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	<item>
		<title> Coop&#233;ration : Quatre nouveaux volontaires japonais pr&#234;tent serment</title>
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		<description>C'est en pr&#233;sence du ministre de l'Am&#233;nagement du territoire et des Collectivit&#233;s locales, Cheikh Bamba Di&#232;ye, que quatre nouveaux volontaires japonais ont pr&#234;t&#233; serment, hier, au si&#232;ge de la Jica. Ils vont servir dans le domaine du d&#233;veloppement communautaire. &lt;br /&gt;Le Japon vient, une fois de plus, d'envoyer au S&#233;n&#233;gal quatre nouveaux volontaires japonais, dans le cadre de la coop&#233;ration qui lie les deux pays. &#171; Ces volontaires qui vont participer &#224; la construction de votre cher pays, ont travaill&#233; &#224; la sueur (...)


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_308 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cooperationdecentralisee.sn/IMG/jpg/MATCL-2.jpg&quot; title='JPG - 54 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.cooperationdecentralisee.sn/local/cache-vignettes/L150xH100/MATCL-2-4b63c-58536.jpg' width='150' height='100' alt='JPG - 54 ko' style='height:100px;width:150px;' class='' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est en pr&#233;sence du ministre de l'Am&#233;nagement du territoire et des Collectivit&#233;s locales, Cheikh Bamba Di&#232;ye, que quatre nouveaux volontaires japonais ont pr&#234;t&#233; serment, hier, au si&#232;ge de la Jica. Ils vont servir dans le domaine du d&#233;veloppement communautaire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Japon vient, une fois de plus, d'envoyer au S&#233;n&#233;gal quatre nouveaux volontaires japonais, dans le cadre de la coop&#233;ration qui lie les deux pays. &#171; Ces volontaires qui vont participer &#224; la construction de votre cher pays, ont travaill&#233; &#224; la sueur de leur front, aim&#233; ce pays et ne m&#233;nageront aucun effort pour participer au d&#233;veloppement du S&#233;n&#233;gal &#187;, a dit, hier, le repr&#233;sentant r&#233;sident de l'Agence japonaise de coop&#233;ration internationale (Jica), Hisatoshi Okubo.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces volontaires, qui ont subi une formation de deux semaines en fran&#231;ais et en wolof au centre Adeshina training and d&#233;veloppent de Thi&#232;s, sous la houlette de la directrice Mame Sylla, constituent un outil incontournable dans la mise en &#339;uvre de la politique de d&#233;veloppement du S&#233;n&#233;gal. Par ailleurs, Hisatoshi Okubo se f&#233;licite du nouveau gouvernement qui, &#171; dans sa nouvelle strat&#233;gie, compte f&#233;d&#233;rer toutes les comp&#233;tences et toutes les intelligences pour le bien-&#234;tre commun &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il a ajout&#233; que ces volontaires seront affect&#233;s &#224; l'int&#233;rieur du pays pour servir dans le secteur du d&#233;veloppement communautaire. Pour sa part, le d&#233;l&#233;gu&#233; &#224; la r&#233;forme de l'Etat, Momar Aly Ndiaye, a soulign&#233; que ces volontaires constituent un maillon important du dispositif de notre coop&#233;ration. &#171; Vous apportez un &#233;lan de solidarit&#233; &#187;, a dit M. Ndiaye. A sa suite, les quatre volontaires ont pr&#234;t&#233; serment de servir loyalement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis 1980, la Jica a form&#233; quelques 900 volontaires. Le ministre Cheikh Bamba Di&#232;ye a, pour sa part, magnifi&#233; cette coop&#233;ration bas&#233;e sur la sinc&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	<item>
		<title>Visite de prise de contact du Ministre de l'Am&#233;nagement du Territoire et des Collectivit&#233;s locales</title>
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		<description>Le Ministre de l'Am&#233;nagement du Territoire et des Collectivit&#233;s locales, Monsieur Cheikh Mamadou Abiboulaye DIEYE, a effectu&#233;, mardi 08 avril 2012 &#224; 17 h 10 mn, une visite de prise de contact dans les locaux de la Direction de la Coop&#233;ration d&#233;centralis&#233;e ,relevant de son d&#233;partement .

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Le Ministre de l'Am&#233;nagement du Territoire et des Collectivit&#233;s locales, Monsieur Cheikh Mamadou Abiboulaye DIEYE, a effectu&#233;, mardi 08 avril 2012 &#224; 17 h 10 mn, une visite de prise de contact dans les locaux de la Direction de la Coop&#233;ration d&#233;centralis&#233;e ,relevant de son d&#233;partement .&lt;/div&gt;
		
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	<item>
		<title>Conseil des ministres : Vaste mouvement dans l'administration territoriale</title>
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		<description>Le Conseil des ministres s'est r&#233;uni, le vendredi 27 avril 2012, au Palais de la R&#233;publique, sous la pr&#233;sidence de Son Excellence Monsieur Macky Sall, pr&#233;sident de la R&#233;publique &lt;br /&gt;Dans sa communication, le chef de l'Etat a annonc&#233; la visite qu'il a effectu&#233;e &#224; l'H&#244;pital militaire de Ouakam o&#249; il a constat&#233; les efforts consentis pour la prise en charge des bless&#233;s et mutil&#233;s de guerre. Dans ce cadre, il a soulign&#233; la n&#233;cessit&#233; de renforcer les moyens de cet h&#244;pital qui accueille &#233;galement un grand nombre de (...)


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Le Conseil des ministres s'est r&#233;uni, le vendredi 27 avril 2012, au Palais de la R&#233;publique, sous la pr&#233;sidence de Son Excellence Monsieur Macky Sall, pr&#233;sident de la R&#233;publique&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_307 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.cooperationdecentralisee.sn/local/cache-vignettes/L360xH240/conseil_min-5026d.jpg' width='360' height='240' alt=&quot;&quot; style='height:240px;width:360px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans sa communication, le chef de l'Etat a annonc&#233; la visite qu'il a effectu&#233;e &#224; l'H&#244;pital militaire de Ouakam o&#249; il a constat&#233; les efforts consentis pour la prise en charge des bless&#233;s et mutil&#233;s de guerre. Dans ce cadre, il a soulign&#233; la n&#233;cessit&#233; de renforcer les moyens de cet h&#244;pital qui accueille &#233;galement un grand nombre de civils.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le pr&#233;sident de la R&#233;publique a rappel&#233; sa participation, le jeudi 26 avril 2012, &#224; Abidjan (C&#244;te d'Ivoire), au sommet extraordinaire de la Cedeao sur la situation au Mali et en Guin&#233;e-Bissau. Il a indiqu&#233; que le sommet a pris la d&#233;cision d'instaurer, pour les deux pays, une transition politique de 12 mois. A ce titre, un groupe de contact, compos&#233; de six chefs d'Etat du Nig&#233;ria, de la Gambie, du Togo, du Cap-Vert, de la Guin&#233;e et du S&#233;n&#233;gal se r&#233;unira en mini-sommet, le jeudi 3 mai 2012 &#224; Dakar.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le cadre de la pr&#233;paration de la F&#234;te du Travail du 1er mai 2012, le chef de l'Etat a instruit le Gouvernement de prendre les dispositions n&#233;cessaires pour un bon d&#233;roulement des manifestations et pour une bonne pr&#233;paration des rencontres avec les syndicats de travailleurs.
Apr&#232;s avoir rappel&#233; les m&#233;thodes de travail du Gouvernement, le pr&#233;sident de la R&#233;publique a demand&#233; que la communication gouvernementale ne se fasse pas uniquement &#224; travers les m&#233;dias publics, mais qu'il soit &#233;galement fait recours aux m&#233;dias priv&#233;s qui ont le droit d'acc&#233;der &#224; l'information destin&#233;e au grand public.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le pr&#233;sident de la R&#233;publique a f&#233;licit&#233; le Premier ministre et le Gouvernement pour la diligence avec laquelle la baisse des prix des denr&#233;es de premi&#232;re n&#233;cessit&#233; a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;e et a salu&#233; la disponibilit&#233; des partenaires du secteur &#224; coop&#233;rer. Il s'est r&#233;joui, en particulier, du protocole de partenariat sign&#233; dans ce cadre entre le Gouvernement et l'Unacois qui a d&#233;cid&#233; de soutenir les efforts du Gouvernement en ce qui concerne la baisse des prix des denr&#233;es de premi&#232;re n&#233;cessit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Toujours &#224; propos de cette baisse, le chef de l'Etat a insist&#233; pour qu'elle profite r&#233;ellement aux populations et que les commer&#231;ants respectent les prix fix&#233;s ; &#224; cet effet, un effort permanent de surveillance et de communication doit &#234;tre d&#233;ploy&#233;.
Il a ensuite annonc&#233; la tenue prochaine d'un Conseil pr&#233;sidentiel sur la s&#233;curit&#233; alimentaire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;S'agissant du traitement des ordures, le pr&#233;sident de la R&#233;publique a demand&#233; la r&#233;solution rapide de cette question et le transfert de la gestion &#224; l'Entente Cadak/Car tout en prenant soin de fixer, pour les concessionnaires, une r&#233;mun&#233;ration juste et &#233;quilibr&#233;e. Il a, en outre, demand&#233; que les arri&#233;r&#233;s dus &#224; ces concessionnaires soient honor&#233;s et le salaire des travailleurs vers&#233;. Il a, par ailleurs, demand&#233; l'examen du cas des collectivit&#233;s locales de l'int&#233;rieur.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au titre des activit&#233;s gouvernementales, le Premier ministre a inform&#233; qu'il a pr&#233;sid&#233;, le vendredi 20 avril 2012, un Conseil interminist&#233;riel consacr&#233; &#224; la pr&#233;paration de la campagne agricole 2012-2013, Conseil qui a permis de faire le bilan de la campagne &#233;coul&#233;e.
Concernant la pr&#233;paration de la campagne &#224; venir, il signale que le Gouvernement apportera au monde rural une subvention de 34 milliards FCfa pour l'acquisition d'intrants et de semences.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Premier ministre fait, par ailleurs, savoir qu'il a pr&#233;sid&#233;, le mardi 24 avril 2012, une r&#233;union sur la station d'&#233;puration de Camb&#233;r&#232;ne et le projet de construction d'un &#233;missaire en mer. Il souligne que la station de Camb&#233;r&#232;ne est actuellement satur&#233;e et que le nouvel &#233;missaire permettra un rejet des eaux &#224; 1700m en mer, au lieu de 180m pour l'actuel syst&#232;me. Toujours &#224; ce propos, il met en exergue les nuisances et risques sanitaires de la situation actuelle qui, en outre, fragilise le syst&#232;me de traitement des eaux de la capitale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les ministres interpell&#233;s et ceux concern&#233;s par les questions soulev&#233;es ont, tour &#224; tour, pris la parole sur les points &#233;voqu&#233;s dans les communications du chef de l'Etat et du Premier ministre ou pour rendre compte des activit&#233;s de leur d&#233;partement.
A la suite d'un large d&#233;bat, le chef de l'Etat demande aux ministres concern&#233;s de mobiliser, sans d&#233;lai, tous les moyens n&#233;cessaires, compte tenu de l'imminence des premi&#232;res pluies, en vue d'assurer l'acquisition aux meilleurs prix des intrants, avec des proc&#233;dures claires et en donnant la plus grande publicit&#233; aux prix arr&#234;t&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le chef de l'Etat demande ensuite une mise en place rapide et transparente de ces intrants et du mat&#233;riel agricole aupr&#232;s des b&#233;n&#233;ficiaires. Il prescrit d'envisager d&#232;s &#224; pr&#233;sent toutes les mesures n&#233;cessaires pour lutter efficacement contre les attaques d'insectes et autres animaux pr&#233;dateurs, d'accorder une large priorit&#233; &#224; la reconstitution du capital semencier et &#224; une meilleure structuration des fili&#232;res.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le chef de l'Etat a, par ailleurs, instruit le Gouvernement pour prendre des dispositions pour apporter une assistance en vivres de soudure aux personnes affect&#233;es du monde rural.
Le chef de l'Etat demande &#233;galement qu'il soit proc&#233;d&#233; en urgence &#224; la r&#233;paration des d&#233;g&#226;ts intervenus au niveau de la conduite d'eaux &#233;pur&#233;es de Camb&#233;r&#232;ne, en relation avec les b&#233;n&#233;ficiaires et que les op&#233;rations de nettoiement et de d&#233;sinfection soient rapidement prises en charge. Il instruit &#233;galement que les meilleures solutions soient prises, en concertation avec les acteurs concern&#233;s et avec toutes les mesures d'accompagnement n&#233;cessaires.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le pr&#233;sident de la R&#233;publique demande enfin la conception, au plan global, d'un programme d'assainissement reposant sur une vision claire des urgences et des besoins &#224; court, moyen et long termes tout en envisageant l'option de la r&#233;utilisation des eaux trait&#233;es et d'une pr&#233;servation de l'environnement.
Sur la situation scolaire et universitaire, le chef de l'Etat a salu&#233; l'esprit de responsabilit&#233; de tous les acteurs et partenaires qui ont d&#233;cid&#233; la reprise des enseignements. A ce titre, il engage le Gouvernement &#224; tout mettre en &#339;uvre pour sauver l'ann&#233;e scolaire et universitaire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le chef de l'Etat a ensuite f&#233;licit&#233; les Lionceaux du football pour leur qualification aux Jeux olympiques de Londres, les a encourag&#233;s et exhort&#233;s &#224; hisser le plus haut possible le flambeau national au cours de cette comp&#233;tition.
Le Conseil a examin&#233; et adopt&#233; le projet de d&#233;cret modifiant le d&#233;cret 2004-730 du 16 juin 2004 portant r&#233;glementation des d&#233;placements &#224; l'&#233;tranger des agents de l'Etat et fixant les taux des indemnit&#233;s de mission.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :
&#8226; Monsieur Khassoum Wone, ing&#233;nieur de conception en informatique, est nomm&#233; Directeur g&#233;n&#233;ral de l'Agence de l'Informatique de l'Etat, en remplacement de Monsieur Tamsir Amadou B&#226;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Abdoulaye Diouf Sarr, &#233;conomiste, est nomm&#233; Directeur du Centre des &#339;uvres universitaires de Dakar, en remplacement de Monsieur Sitor Ndour ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Adama Saidou DIALLO, Commissaire aux enqu&#234;tes &#233;conomiques principal de classe exceptionnelle, Matricule de solde n&#176; 382877/K pr&#233;c&#233;demment chef du Service r&#233;gional du Commerce de Dakar, est nomm&#233; Directeur du Commerce int&#233;rieur, en remplacement de Monsieur El Hadj Alioune Diouf appel&#233; &#224; d'autres fonctions ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Madame Th&#233;r&#232;se Faye Diouf, sociologue, est nomm&#233;e Directrice g&#233;n&#233;rale de l'Agence nationale de la Petite enfance et de la Case des tout-petits, en remplacement de Madame Marie Samak&#233; ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Oumar Top, administrateur civil principal de classe exceptionnelle, matricule de solde n&#176; 378 189/B, est nomm&#233; Directeur g&#233;n&#233;ral de l'Administration Territoriale ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Nomination de gouverneurs&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur L&#233;opold Wade, administrateur civil principal de classe exceptionnelle, matricule de solde n&#176; 378 194/H, pr&#233;c&#233;demment Gouverneur de la r&#233;gion de Tambacounda, est nomm&#233; Gouverneur de la r&#233;gion de Saint-Louis, en remplacement de Monsieur Mouhamadou Moustapha Ndao, appel&#233; &#224; d'autres fonctions ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Mouhamadou Moustapha Ndao, administrateur civil principal, matricule de solde n&#176; 510 592/F, pr&#233;c&#233;demment Gouverneur de la r&#233;gion de Saint-Louis, est nomm&#233; Gouverneur de la r&#233;gion de Diourbel, en remplacement de Monsieur Mamadou Ibrahima Lo, appel&#233; &#224; d'autres fonctions ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Cheikh Tidiane Diouf, administrateur civil principal de classe exceptionnelle, matricule de solde n&#176; 378 210/C, pr&#233;c&#233;demment Pr&#233;fet du d&#233;partement de Gu&#233;diawaye, est nomm&#233; Gouverneur de la R&#233;gion de K&#233;dougou, en remplacement de Monsieur Fabacary Bodian, admis &#224; faire valoir ses droits &#224; une pension de retraite ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Gabriel Ndiaye, administrateur civil principal de classe exceptionnelle, matricule de solde n&#176; 378 201/A, pr&#233;c&#233;demment Pr&#233;fet du d&#233;partement de Koungheul, est nomm&#233; Gouverneur de la R&#233;gion de Tambacounda, en remplacement de Monsieur L&#233;opold WADE, appel&#233; &#224; d'autres fonctions ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Ndary Faye, administrateur civil principal de classe exceptionnelle, matricule de solde n&#176; 370 055/D, pr&#233;c&#233;demment conseiller technique au Minist&#232;re de l'Int&#233;rieur, est nomm&#233; Gouverneur de la r&#233;gion de Fatick, en remplacement de Monsieur Abdoulaye Diallo, admis &#224; faire valoir ses droits &#224; une pension de retraite.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Nomination d'adjoints de gouverneur&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Mor Talla Tine, administrateur civil, matricule de solde n&#176;616 322/H, pr&#233;c&#233;demment adjoint au Gouverneur de la r&#233;gion de Ziguinchor, charg&#233; du d&#233;veloppement, est nomm&#233; adjoint au Gouverneur de la r&#233;gion de Saint-Louis, charg&#233; des affaires administratives, en remplacement de Monsieur Matar Diop, appel&#233; &#224; d'autres fonctions ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Abdourahmane Ndiaye, administrateur civil, matricule de solde n&#176;608 869/D, pr&#233;c&#233;demment adjoint au Gouverneur de la r&#233;gion de Tambacounda, charg&#233; du d&#233;veloppement, est nomm&#233; adjoint au Gouverneur de la r&#233;gion de Tambacounda, charg&#233; des affaires administratives, en remplacement de Monsieur Moustapha Ndiaye, appel&#233; &#224; d'autres fonctions ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Madame Aminata Ndiaye Ba, administrateur civil, matricule de solde n&#176;609 260/S, pr&#233;c&#233;demment adjointe au Pr&#233;fet du d&#233;partement de Gu&#233;diawaye, est nomm&#233;e adjointe au Gouverneur de la r&#233;gion de Saint-Louis, charg&#233;e du d&#233;veloppement, en remplacement de Monsieur Mamadou Lamine Man&#233;, appel&#233; &#224; d'autres fonctions ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Saliou Abdoulaye Ngom, administrateur civil, matricule de solde n&#176;624 556/B, pr&#233;c&#233;demment adjoint au Pr&#233;fet du d&#233;partement de Tivaouane, est nomm&#233; adjoint au Gouverneur de la r&#233;gion de Ziguinchor, charg&#233; du d&#233;veloppement, en remplacement de Monsieur Mor Talla Tine, appel&#233; &#224; d'autres fonctions ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Babacar Ndiaye, administrateur civil, matricule de solde n&#176;625 847/B, pr&#233;c&#233;demment adjoint au Pr&#233;fet du d&#233;partement de Rufisque, est nomm&#233; adjoint au Gouverneur de la r&#233;gion de Diourbel, charg&#233; du d&#233;veloppement, en remplacement de Monsieur Serigne Babacar Kane, appel&#233; &#224; d'autres fonctions ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Serigne Babacar Kane, administrateur civil, matricule de solde n&#176; 616 301/G, pr&#233;c&#233;demment adjoint au Gouverneur de la r&#233;gion de Diourbel, charg&#233; du d&#233;veloppement, est nomm&#233; adjoint au Gouverneur de la r&#233;gion de Ziguinchor, charg&#233; des affaires administratives, en remplacement de Monsieur Mor Talla Tine, appel&#233; &#224; d'autres fonctions ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Moustapha Diaw, administrateur civil, matricule de solde n&#176;511 569/B, pr&#233;c&#233;demment adjoint au Pr&#233;fet du d&#233;partement de Pikine, est nomm&#233; adjoint au Gouverneur de la r&#233;gion de Tambacounda, charg&#233; du d&#233;veloppement, en remplacement de Monsieur Abdourahmane Ndiaye, appel&#233; &#224; d'autres fonctions.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;
Nomination de pr&#233;fets&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Madame Seynabou Gueye, administrateur civil, matricule de solde n&#176; 608 876/G, pr&#233;c&#233;demment Pr&#233;fet du d&#233;partement de Goudiry, est nomm&#233;e Pr&#233;fet du d&#233;partement de Gu&#233;diawaye, en remplacement de Monsieur Cheikh Tidiane Diouf, appel&#233; &#224; d'autres fonctions ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Mamadou Mbodji, administrateur civil, matricule de solde n&#176; 506 481/N, pr&#233;c&#233;demment Pr&#233;fet du d&#233;partement de Guinguin&#233;o, est nomm&#233; Pr&#233;fet du d&#233;partement de Pikine, en remplacement de Madame Viviane Bampassy Dos Santos, appel&#233;e &#224; d'autres fonctions ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Moustapha Ndiaye, administrateur civil, matricule de solde n&#176; 514 686/D, pr&#233;c&#233;demment adjoint au Gouverneur de la r&#233;gion de Tambacounda, charg&#233; des affaires administratives, est nomm&#233; Pr&#233;fet du d&#233;partement de Koungheul, en remplacement de Monsieur Gabriel Ndiaye, appel&#233; &#224; d'autres fonctions ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Sa&#235;r Ndao, administrateur civil, matricule de solde n&#176; 517932/C, pr&#233;c&#233;demment en service &#224; la Direction g&#233;n&#233;rale de l'Administration territoriale, est nomm&#233; Pr&#233;fet du d&#233;partement de Diourbel, en remplacement de Monsieur Ndiaga Fall, admis &#224; faire valoir ses droits &#224; une pension de retraite ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Matar Diop, administrateur civil, matricule de solde n&#176; 513 398/E, pr&#233;c&#233;demment adjoint au Gouverneur de la r&#233;gion de Saint-Louis, charg&#233; des affaires administratives, est nomm&#233; Pr&#233;fet du d&#233;partement de Guinguin&#233;o, en remplacement de Monsieur Mamadou Mbodji, appel&#233; &#224; d'autres fonctions ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Ibra Fall, administrateur civil, matricule de solde n&#176; 510 188/C, pr&#233;c&#233;demment adjoint au Gouverneur de la r&#233;gion de Ziguinchor, charg&#233; des affaires administratives, est nomm&#233; Pr&#233;fet du d&#233;partement de Goudiry, en remplacement de Madame Seynabou Gueye, appel&#233;e &#224; d'autres fonctions ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Mamadou Lamine Mane, administrateur civil, matricule de solde n&#176; 510 188/C, pr&#233;c&#233;demment adjoint au Gouverneur de la r&#233;gion de Saint-Louis, charg&#233; du d&#233;veloppement, est nomm&#233; Pr&#233;fet du D&#233;partement de Koumpentoum, en remplacement de Monsieur Aubin Jules Marcel SAGNA, appel&#233; &#224; d'autres fonctions.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Nomination d'adjoints de pr&#233;fet&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Madame Mame San&#233; Ndiaye, administrateur civil, matricule de solde n&#176; 624 552/F, pr&#233;c&#233;demment en service &#224; la Direction g&#233;n&#233;rale de l'Administration territoriale, est nomm&#233;e adjointe au Pr&#233;fet du d&#233;partement de Gu&#233;diawaye, en remplacement de Madame Aminata Ba Ndiaye, appel&#233;e &#224; d'autres fonctions ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Abou SOW, administrateur civil, matricule de solde n&#176; 624 548/A, pr&#233;c&#233;demment en service &#224; la Direction g&#233;n&#233;rale de l'Administration territoriale, est nomm&#233; adjoint au Pr&#233;fet du d&#233;partement de Pikine, en remplacement de Monsieur Moustapha Diaw, appel&#233; &#224; d'autres fonctions ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Emmanuel Diedhiou, administrateur civil, matricule de solde n&#176; 611535/A, pr&#233;c&#233;demment en service &#224; la Direction g&#233;n&#233;rale de l'Administration territoriale, est nomm&#233; adjoint au Pr&#233;fet du d&#233;partement de Rufisque, en remplacement de Monsieur Babacar Ndiaye, appel&#233; &#224; d'autres fonctions ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Mbassa S&#232;ne, administrateur civil, matricule de solde n&#176; 624 548/A, pr&#233;c&#233;demment en service &#224; la Direction g&#233;n&#233;rale de l'Administration territoriale, est nomm&#233; adjoint au Pr&#233;fet du d&#233;partement de Tivaouane, en remplacement de Monsieur Saliou Abdoulaye Ngom, appel&#233; &#224; d'autres fonctions ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Youssou Faye, professeur, matricule de solde n&#176; 516 693/J, pr&#233;c&#233;demment adjoint Pr&#233;fet du d&#233;partement de Saraya, est nomm&#233; adjoint au Pr&#233;fet du d&#233;partement de Diourbel, en remplacement de Monsieur Papa Sa&#235;r Niang, appel&#233; &#224; d'autres fonctions ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Tatass Dassilva, instituteur, matricule de solde n&#176; 351 351/Z, pr&#233;c&#233;demment adjoint au Sous-pr&#233;fet de l'Arrondissement de Bona, est nomm&#233; adjoint au Pr&#233;fet du d&#233;partement de M&#233;dina Yoro Foulah, poste vacant ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Papa Sand&#233;n&#233; S&#232;ne, instituteur, matricule de solde n&#176; 517 946/Z, pr&#233;c&#233;demment adjoint au Sous-pr&#233;fet de l'Arrondissement de Diaroum&#233;, est nomm&#233; adjoint au Pr&#233;fet du d&#233;partement de Saraya, en remplacement de Monsieur Youssou Faye, appel&#233; &#224; d'autres fonctions ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Malick Mbengue, instituteur, matricule de solde n&#176; 385 614/I, pr&#233;c&#233;demment adjoint au Sous-pr&#233;fet de l'Arrondissement de Djilor, est nomm&#233; adjoint au Pr&#233;fet du d&#233;partement d'Oussouye, en remplacement de Monsieur Thierno Ndiapaly Ndiaye, appel&#233; &#224; d'autres fonctions.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Nomination de sous-pr&#233;fets&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Abdou Aziz Diagne, attach&#233; d'administration, matricule de solde n&#176; 510 590/H, pr&#233;c&#233;demment en service &#224; la Direction g&#233;n&#233;rale de l'Administration territoriale, est nomm&#233; Sous-pr&#233;fet de l'Arrondissement des Niayes, en remplacement de Monsieur Thierno Demba Sy, admis &#224; faire valoir ses droits &#224; une pension de retraite ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Boubacar Dieng, secr&#233;taire d'administration, matricule de solde n&#176; 503 798/B, pr&#233;c&#233;demment Sous-pr&#233;fet de l'Arrondissement de M&#233;dina-Sabakh, est nomm&#233; Sous-pr&#233;fet de l'Arrondissement de Keur Moussa, en remplacement de Monsieur Alioune Faye, admis &#224; faire valoir ses droits &#224; une pension de retraite ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Mamadou Djiba, secr&#233;taire d'administration, matricule de solde n&#176; 504 060/O, pr&#233;c&#233;demment Sous-pr&#233;fet de l'Arrondissement de Bembou, est nomm&#233; Sous-pr&#233;fet de l'Arrondissement de Toubacouta, en remplacement de Monsieur Babacar Mbaye, admis &#224; faire valoir ses droits &#224; une pension de retraite ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Cheikh Anta Dieng, secr&#233;taire d'administration, matricule de solde n&#176; 512 105/G, pr&#233;c&#233;demment en service &#224; la Direction g&#233;n&#233;rale de l'Administration territoriale, est nomm&#233; Sous-pr&#233;fet de l'Arrondissement de Thill&#233; Boubacar, en remplacement de Monsieur Hamet Diop, admis &#224; faire valoir ses droits &#224; une pension de retraite ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Mamadou Drame, instituteur, matricule de solde n&#176;389 875/D, pr&#233;c&#233;demment Sous-pr&#233;fet de l'Arrondissement de Pakour, est nomm&#233; Sous-pr&#233;fet de l'Arrondissement de Wouro Sidy, en remplacement de Monsieur Moussa Diallo, admis &#224; faire valoir ses droits &#224; une pension de retraite ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Balla Bocar Diacko, agent technique d'agriculture, matricule de solde n&#176;355 958/I, pr&#233;c&#233;demment Sous-pr&#233;fet de l'Arrondissement de Dodji, est nomm&#233; Sous-pr&#233;fet de l'Arrondissement de Bambilor, en remplacement de Monsieur Ibou Diop, appel&#233; &#224; d'autres fonctions ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Papa Sa&#235;r Niang, secr&#233;taire d'administration, matricule de solde n&#176;609 862/K, pr&#233;c&#233;demment adjoint au Pr&#233;fet du d&#233;partement de Diourbel, est nomm&#233; Sous-pr&#233;fet de l'Arrondissement de M&#233;dina Sabakh, en remplacement de Monsieur Boubacar Dieng, appel&#233; &#224; d'autres fonctions ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Abdourahmane Di&#232;ye, instituteur, matricule de solde n&#176;378 546/C, pr&#233;c&#233;demment adjoint au Pr&#233;fet du d&#233;partement de Bounkiling, est nomm&#233; Sous-pr&#233;fet de l'Arrondissement de Dodji, en remplacement de Monsieur Balla Bocar Diacko, appel&#233; &#224; d'autres fonctions ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Thierno Ndiapaly Ndiaye, agent technique des eaux et for&#234;ts, matricule de solde n&#176; 388 659/G, pr&#233;c&#233;demment adjoint au Pr&#233;fet du d&#233;partement de Oussouye, est nomm&#233; Sous-pr&#233;fet de l'Arrondissement de Bembou, en remplacement de Monsieur Mamadou Djiba, appel&#233; &#224; d'autres fonctions ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Sidy Diarra Drame, maitre d'&#233;ducation physique et sportive, matricule de solde n&#176;504 278 /I, pr&#233;c&#233;demment adjoint au Pr&#233;fet du d&#233;partement de Goudomp, est nomm&#233; Sous-pr&#233;fet de l'Arrondissement de Simbandi Brassou, poste vacant ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur M&#233;doune Mboup, inspecteur de l'Am&#233;nagement du territoire, matricule de solde n&#176; 385 803/K, pr&#233;c&#233;demment en service &#224; la Direction g&#233;n&#233;rale de l'Administration territoriale, est nomm&#233; Sous-pr&#233;fet de l'Arrondissement de Pakour, en remplacement de Monsieur Mamadou Drame, appel&#233; &#224; d'autres fonctions ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Nomination d'adjoints de sous-pr&#233;fe&lt;/strong&gt;t :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Al Hassane Ba Ciss&#233;, secr&#233;taire d'administration, matricule de solde n&#176; 620 670/E, pr&#233;c&#233;demment en service &#224; la Direction g&#233;n&#233;rale de l'Administration territoriale, est nomm&#233; adjoint au Sous-pr&#233;fet de l'Arrondissement de Thi&#233;naba, poste vacant ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Oumar Sagna Ndiaye, secr&#233;taire d'administration, matricule de solde n&#176; 634 434/B, pr&#233;c&#233;demment en service &#224; la pr&#233;fecture de Saint-Louis, est nomm&#233; adjoint au Sous-pr&#233;fet de l'Arrondissement de Ouadiour, poste vacant ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Mohamadou Mbaye, secr&#233;taire d'administration, matricule de solde n&#176; 514 149/B, pr&#233;c&#233;demment adjoint au sous-pr&#233;fet de l'Arrondissement de Tenghory, est nomm&#233; adjoint au Sous-pr&#233;fet de l'Arrondissement de Fissel, en remplacement de Monsieur Aliou Wade, appel&#233; &#224; d'autres fonctions ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Abdoulaye Daouda Sall, secr&#233;taire d'administration, matricule de solde n&#176; 625 107/A, pr&#233;c&#233;demment en service &#224; la Direction g&#233;n&#233;rale de l'Administration territoriale, est nomm&#233; adjoint au Sous-pr&#233;fet de l'Arrondissement de Lambaye, poste vacant ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Aliou Wade, secr&#233;taire d'administration, matricule de solde n&#176; 625 102/F, pr&#233;c&#233;demment adjoint au Sous-pr&#233;fet de l'Arrondissement de Fissel, est nomm&#233; adjoint au Sous-pr&#233;fet de l'Arrondissement de Bambilor, en remplacement de Monsieur El hadji Boubacar Diagne, admis &#224; faire valoir ses droits &#224; une pension de retraite ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Isma&#239;la Ba, ing&#233;nieur des travaux d'&#233;levage, matricule de solde n&#176; 501 212/C, pr&#233;c&#233;demment adjoint au Sous-pr&#233;fet de l'Arrondissement de Djibanar, est nomm&#233; adjoint au Sous-pr&#233;fet de l'Arrondissement de Djilor, en remplacement de Monsieur Malick Mbengue, appel&#233; &#224; d'autres fonctions ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Madiaw Kandji, agent des travaux d'&#233;levage, matricule de solde n&#176; 379 356/A, pr&#233;c&#233;demment adjoint au Sous-pr&#233;fet de l'Arrondissement de Dakat&#233;li, est nomm&#233; adjoint au Sous-pr&#233;fet de l'Arrondissement de Ngoye, poste vacant ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Monsieur Mayoni Sarr, instituteur, matricule de solde n&#176; 516 682/L, pr&#233;c&#233;demment directeur d'&#233;cole de Batal 1, est nomm&#233; adjoint au Sous-pr&#233;fet de l'Arrondissement de K&#233;ni&#233;ba, en remplacement de Monsieur Ibou Badji, admis &#224; faire valoir ses droits &#224; une pension de retraite.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Collectivit&#233;s locales : l'Etat invit&#233; &#224; institutionnaliser le budget participatif </title>
		<link>http://www.cooperationdecentralisee.sn/Collectivites-locales-l-Etat,362.html</link>
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		<dc:date>2012-04-28T13:38:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dircod</dc:creator>



		<description>Enda/Ecopop et Onu/ Habitat ont invit&#233; vendredi l'Etat du S&#233;n&#233;gal &#224; &#8216;'institutionnaliser le budget participatif'', outil incontournable dans la gestion des affaires locales des collectivit&#233;s et la bonne gouvernance dans le pays. &lt;br /&gt;Les organisations partenaires souhaitent voir &#8216;'l'institutionnalisation du budget participatif tant au niveau national qu'au niveau r&#233;gional ou local'', a dit Alioune Badiane, directeur des projets &#224; Onu/ Habitat lors de la restitution d'un atelier de formation sur le budget (...)


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&lt;a href="http://www.cooperationdecentralisee.sn/-Actualites-.html" rel="directory"&gt;06. Actualit&#233;s &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Enda/Ecopop et Onu/ Habitat ont invit&#233; vendredi l'Etat du S&#233;n&#233;gal &#224; &#8216;'institutionnaliser le budget participatif'', outil incontournable dans la gestion des affaires locales des collectivit&#233;s et la bonne gouvernance dans le pays.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_305 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:301px;' &gt;
&lt;img src='http://www.cooperationdecentralisee.sn/local/cache-vignettes/L301xH167/matcl_-62a0c.jpg' width='301' height='167' alt=&quot;Photo Ministre&quot; title=&quot;Photo Ministre&quot; style='height:167px;width:301px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt; Les organisations partenaires souhaitent voir &#8216;'l'institutionnalisation du budget participatif tant au niveau national qu'au niveau r&#233;gional ou local'', a dit Alioune Badiane, directeur des projets &#224; Onu/ Habitat lors de la restitution d'un atelier de formation sur le budget participatif.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Selon lui, elles l'ont indiqu&#233; apr&#232;s avoir rencontr&#233; le nouveau ministre de l'Am&#233;nagement du territoire et des Collectivit&#233;s locales, Cheikh Bamba Di&#232;ye.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'objectif vise &#224; faire en sorte que &#8216;'la cha&#238;ne institutionnelle soit bien articul&#233;e'' et que les communaut&#233;s puissent chaque ann&#233;e avoir une id&#233;e de leur budget, a-t-il pr&#233;cis&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Selon lui, la gouvernance est apparue comme un m&#233;canisme citoyen par lequel il faut engager les autorit&#233;s &#224; &#234;tre redevables et rendre compte aux citoyens.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour cela, &#8216;'il n'y a rien de telle que la participation effective des citoyens &#224; d&#233;finir un concept dans lequel ils mesurent l&#224; o&#249; vont leurs ressources, tout simplement et comment ensemble entre population et autorit&#233;s ils peuvent d&#233;cider du d&#233;veloppement de leur cit&#233;''.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour Bachir Kanout&#233;, charg&#233; de d&#233;veloppement local et gouvernance &#224; Enda/ Ecopop, &#8216;'l'instauration de la confiance entre les gouvernants et les gouvern&#233;s s'impose comme un imp&#233;ratif dans les pratiques de gouvernance des affaires publiques en Afrique, pour refonder les institutions publiques et corriger le handicap de leur fragilisation dans la prise en charge efficace des besoins des populations''.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8216;'C'est important dans ce sens que plusieurs collectivit&#233;s locales sont en train de dire qu'elles font le budget participatif sans conna&#238;tre les outils, les m&#233;thodes et les approches pour sa mise en &#339;uvre'', a-t-il soulign&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il ajoute &#8216;'qu'il faut faire des campagnes de sensibilisation au niveau des collectivit&#233;s locales et discuter avec elles sur les enjeux de la budg&#233;tisation participative''.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'approche de planification et de budg&#233;tisation participative, commun&#233;ment appel&#233;e &#8216;'budget participatif'', y contribue beaucoup, lit-on dans un document remis &#224; la presse.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette approche est vue par des organisations comme &#8216;'une plateforme novatrice permettant aux collectivit&#233;s territoriales une meilleures prise en charge des objectifs du mill&#233;naire pour le d&#233;veloppement (OMD) et aux citoyens de mieux participer &#224; l'&#233;laboration des budgets et la gestion des ressources et services publics'', ajoute la m&#234;me source.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est &#233;galement &#8216;'un moyen de promotion du budget participatif comme approche innovante de gouvernance d&#233;mocratique, responsable et efficace dans la transparence et pour la lutte contre la corruption'', souligne encore le document.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une vingtaine de participants venus de 10 pays d'Afrique francophone et lusophone ont pris part &#224; la restitution de l'atelier de formation sur le budget participatif.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Source : APS&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	<item>
		<title>Collectivit&#233;s locales : l'Etat invit&#233; &#224; institutionnaliser le budget participatif </title>
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		<dc:date>2012-04-28T13:16:54Z</dc:date>
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		<description>Enda/Ecopop et Onu/ Habitat ont invit&#233; vendredi l'Etat du S&#233;n&#233;gal &#224; &#8216;'institutionnaliser le budget participatif'', outil incontournable dans la gestion des affaires locales des collectivit&#233;s et la bonne gouvernance dans le pays. &lt;br /&gt;Les organisations partenaires souhaitent voir &#8216;'l'institutionnalisation du budget participatif tant au niveau national qu'au niveau r&#233;gional ou local'', a dit Alioune Badiane, directeur des projets &#224; Onu/ Habitat lors de la restitution d'un atelier de formation sur le budget (...)


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Enda/Ecopop et Onu/ Habitat ont invit&#233; vendredi l'Etat du S&#233;n&#233;gal &#224; &#8216;'institutionnaliser le budget participatif'', outil incontournable dans la gestion des affaires locales des collectivit&#233;s et la bonne gouvernance dans le pays.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les organisations partenaires souhaitent voir &#8216;'l'institutionnalisation du budget participatif tant au niveau national qu'au niveau r&#233;gional ou local'', a dit Alioune Badiane, directeur des projets &#224; Onu/ Habitat lors de la restitution d'un atelier de formation sur le budget participatif.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Selon lui, elles l'ont indiqu&#233; apr&#232;s avoir rencontr&#233; le nouveau ministre de l'Am&#233;nagement du territoire et des Collectivit&#233;s locales, Cheikh Bamba Di&#232;ye.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'objectif vise &#224; faire en sorte que &#8216;'la cha&#238;ne institutionnelle soit bien articul&#233;e'' et que les communaut&#233;s puissent chaque ann&#233;e avoir une id&#233;e de leur budget, a-t-il pr&#233;cis&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Selon lui, la gouvernance est apparue comme un m&#233;canisme citoyen par lequel il faut engager les autorit&#233;s &#224; &#234;tre redevables et rendre compte aux citoyens.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour cela, &#8216;'il n'y a rien de telle que la participation effective des citoyens &#224; d&#233;finir un concept dans lequel ils mesurent l&#224; o&#249; vont leurs ressources, tout simplement et comment ensemble entre population et autorit&#233;s ils peuvent d&#233;cider du d&#233;veloppement de leur cit&#233;''.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour Bachir Kanout&#233;, charg&#233; de d&#233;veloppement local et gouvernance &#224; Enda/ Ecopop, &#8216;'l'instauration de la confiance entre les gouvernants et les gouvern&#233;s s'impose comme un imp&#233;ratif dans les pratiques de gouvernance des affaires publiques en Afrique, pour refonder les institutions publiques et corriger le handicap de leur fragilisation dans la prise en charge efficace des besoins des populations''.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8216;'C'est important dans ce sens que plusieurs collectivit&#233;s locales sont en train de dire qu'elles font le budget participatif sans conna&#238;tre les outils, les m&#233;thodes et les approches pour sa mise en &#339;uvre'', a-t-il soulign&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il ajoute &#8216;'qu'il faut faire des campagnes de sensibilisation au niveau des collectivit&#233;s locales et discuter avec elles sur les enjeux de la budg&#233;tisation participative''.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'approche de planification et de budg&#233;tisation participative, commun&#233;ment appel&#233;e &#8216;'budget participatif'', y contribue beaucoup, lit-on dans un document remis &#224; la presse.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette approche est vue par des organisations comme &#8216;'une plateforme novatrice permettant aux collectivit&#233;s territoriales une meilleures prise en charge des objectifs du mill&#233;naire pour le d&#233;veloppement (OMD) et aux citoyens de mieux participer &#224; l'&#233;laboration des budgets et la gestion des ressources et services publics'', ajoute la m&#234;me source.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est &#233;galement &#8216;'un moyen de promotion du budget participatif comme approche innovante de gouvernance d&#233;mocratique, responsable et efficace dans la transparence et pour la lutte contre la corruption'', souligne encore le document.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une vingtaine de participants venus de 10 pays d'Afrique francophone et lusophone ont pris part &#224; la restitution de l'atelier de formation sur le budget participatif. &lt;span class='spip_document_303 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:301px;' &gt;
&lt;img src='http://www.cooperationdecentralisee.sn/local/cache-vignettes/L301xH167/MATCL-572c9.jpg' width='301' height='167' alt=&quot;M.Cheikh Bamba DIEYE&quot; title=&quot;M.Cheikh Bamba DIEYE&quot; style='height:167px;width:301px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Avec l'approche territoriale, les niveaux infra &#233;tatiques et les orientations du multilat&#233;ralisme sont devenus une r&#233;alit&#233; au S&#233;n&#233;gal.</title>
		<link>http://www.cooperationdecentralisee.sn/Avec-l-approche-territoriale-les.html</link>
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		<dc:date>2012-04-26T15:24:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>AK-Project</dc:creator>


		<dc:subject>Article &#224; la une</dc:subject>

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	</item>



	<item>
		<title>NOTE DE PRESENTATION DU PROGRAMME ART GOLD SENEGAL</title>
		<link>http://www.cooperationdecentralisee.sn/NOTE-DE-PRESENTATION-DU-PROGRAMME.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.cooperationdecentralisee.sn/NOTE-DE-PRESENTATION-DU-PROGRAMME.html</guid>
		<dc:date>2012-04-12T12:52:33Z</dc:date>
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		<dc:subject>Article &#224; la une</dc:subject>

		<description>L'objectif de d&#233;veloppement du Programme est de contribuer &#224; l'am&#233;lioration des conditions de vie des populations par le renforcement des capacit&#233;s, la planification locale participative et la mise en &#339;uvre de projets novateurs de d&#233;veloppement local en appui au processus national de d&#233;centralisation. &lt;br /&gt;Le Programme ART GOLD S&#233;n&#233;gal est propos&#233; comme un cadre op&#233;rationnel et facilitateur mis &#224; la disposition des r&#233;seaux de la coop&#233;ration d&#233;centralis&#233;e. Il constitue aussi une plateforme pour les acteurs et (...)


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;L'objectif de d&#233;veloppement du Programme est de contribuer &#224; l'am&#233;lioration des conditions de vie des populations par le renforcement des capacit&#233;s, la planification locale participative et la mise en &#339;uvre de projets novateurs de d&#233;veloppement local en appui au processus national de d&#233;centralisation.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Programme ART GOLD S&#233;n&#233;gal est propos&#233; comme un cadre op&#233;rationnel et facilitateur mis &#224; la disposition des r&#233;seaux de la coop&#233;ration d&#233;centralis&#233;e. Il constitue aussi une plateforme pour les acteurs et les initiatives de coop&#233;ration et un m&#233;canisme op&#233;rationnel local et intersectoriel pour l'identification et la mise en &#339;uvre des strat&#233;gies et projets de coop&#233;ration. Il repose sur un mode de gestion administrative plus agile et la possibilit&#233; de coordination entre diff&#233;rents acteurs nationaux et internationaux pr&#233;sents dans le pays.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'objectif de d&#233;veloppement du Programme est de contribuer &#224; l'am&#233;lioration des conditions de vie des populations par le renforcement des capacit&#233;s, la planification locale participative et la mise en &#339;uvre de projets novateurs de d&#233;veloppement local en appui au processus national de d&#233;centralisation. Son objectif imm&#233;diat vise &#224; articuler sur les territoires et dans le cadre du processus de d&#233;centralisation et de gouvernance locale, les initiatives politiques et op&#233;rationnelles des diff&#233;rents acteurs internationaux, r&#233;gionaux et locaux. Niveaux d'action&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.cooperationdecentralisee.sn/local/cache-vignettes/L4xH14/puce-91630.gif&quot; width='4' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:4px;' class='' /&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Niveau international&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Outre la mobilisation en appui, technique et financier, aux priorit&#233;s des r&#233;gions concern&#233;es, de son r&#233;seau de coop&#233;ration d&#233;centralis&#233;e, le Programme ART International assure le contact entre les r&#233;seaux th&#233;matiques de d&#233;veloppement et les priorit&#233;s du pays. Les r&#233;seaux existants sont : &#201;conomie Locale, Genre, Services de la Sant&#233;, Universit&#233;s et Innovation. Ces r&#233;seaux disposent de sp&#233;cialistes qui sont au service des Groupes r&#233;gionaux et d&#233;partementaux pour r&#233;aliser des projets innovateurs dans chaque domaine.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.cooperationdecentralisee.sn/local/cache-vignettes/L4xH14/puce-91630.gif&quot; width='4' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:4px;' class='' /&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Niveau national&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au niveau national, le d&#233;partement minist&#233;riel d'ancrage est le Minist&#232;re de la Coop&#233;ration Internationale, de l'Am&#233;nagement du territoire, des Transports A&#233;riens et des Infrastructures (MICATTI), &#224; travers la Direction de la Coop&#233;ration D&#233;centralis&#233;e. Le Minist&#232;re de l'Economie et des Finances, par le biais de la Cellule d'Appui &#224; la mise en &#339;uvre des Projets et Programmes de la Direction de la Dette et de l'Investissement (DDI), est &#233;galement un partenaire cl&#233;. Enfin, le bureau du PNUD Dakar appuie le Programme et assure sa coordination avec les autres programmes appuy&#233;s par les Nations Unies dans le pays. Tous les partenaires nationaux et r&#233;gionaux se retrouvent p&#233;riodiquement au sein du Comit&#233; National de Pilotage pour valider les &#233;tapes termin&#233;es et dresser les perspectives &#224; venir.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.cooperationdecentralisee.sn/local/cache-vignettes/L4xH14/puce-91630.gif&quot; width='4' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:4px;' class='' /&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Niveau r&#233;gional&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les deux r&#233;gions pilotes du Programme sont Ziguinchor et Louga. L'objectif est d'appuyer la bonne gouvernance locale et la d&#233;centralisation dans ses r&#233;gions-l&#224; en mettant &#224; disposition des institutions locales des instruments d'harmonisation de l'action des structures existantes, et de canalisation de l'appui de la coop&#233;ration internationale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le renforcement des capacit&#233;s : Le renforcement de la d&#233;centralisation et donc de l'aide au d&#233;veloppement que repr&#233;sente la coop&#233;ration d&#233;centralis&#233;e, passe en premier lieu par un renforcement des capacit&#233;s locales. Ainsi, des sessions de formations des acteurs locaux du d&#233;veloppement, et notamment des &#233;lus et des cadres, sont organis&#233;s r&#233;guli&#232;rement. De plus, des &#233;changes techniques avec les partenaires de la coop&#233;ration d&#233;centralis&#233;e sont mis en place.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le d&#233;veloppement &#233;conomique local : Le d&#233;veloppement &#233;conomique local est l'un des axes prioritaires du Programme ART GOLD, et la principale mission des Maisons du D&#233;veloppement, l'un de ses trois outils majeurs. Il est la cl&#233; de l'am&#233;lioration durable des conditions de vie des populations. Ainsi, sont pr&#233;vus des plans et projets de valorisation du potentiel local et d'am&#233;lioration de la comp&#233;titivit&#233; territoriale, le renforcement des fili&#232;res, la cr&#233;ation d'Agences de D&#233;veloppement Economique Local, le soutien aux partenariats internationaux et aux investissements ext&#233;rieurs et la mise en place de services int&#233;gr&#233;s aux entreprises et coop&#233;ratives locales.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'acc&#232;s aux services sociaux de base : Il s'agit d'un autre axe prioritaire du Programme, avec l'environnement et la gouvernance local. Ils sont &#233;galement au centre des Objectifs du Mill&#233;naire pour le D&#233;veloppement et des politiques nationales visant l'am&#233;lioration des conditions de vie des populations, dans lesquels s'inscrit le Programme ART GOLD S&#233;n&#233;gal. Ainsi, l'organisation des services de sant&#233; pour les rendre accessibles &#224; tous, l'am&#233;lioration de l'acc&#232;s de tous les enfants &#224; l'enseignement, l'articulation entre &#233;cole et territoire, le renforcement de la formation professionnelle et universitaire, et la diffusion de la culture du d&#233;veloppement humain sont des r&#233;sultats attendus du Programme, notamment dans les zones rurales, et pour les groupes vuln&#233;rables.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Outils mis &#224; disposition des Collectivit&#233;s Locales&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.cooperationdecentralisee.sn/local/cache-vignettes/L4xH14/puce-91630.gif&quot; width='4' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:4px;' class='' /&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Groupes de Travail (GT)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Programme a pour objectif d'appuyer l'ensemble des collectivit&#233;s locales, des acteurs de la soci&#233;t&#233; civile, le secteur priv&#233; et l'Administration. Son action locale se situe &#224; deux niveaux, le niveau d&#233;partemental et le niveau r&#233;gional. C'est &#224; ces niveaux que sont cr&#233;&#233;s des groupes de travail rassemblant les acteurs locaux du d&#233;veloppement (autorit&#233;s locales, services d&#233;concentr&#233;s de l'Etat, soci&#233;t&#233; civile et secteur priv&#233;). Ces Groupes de Travail sont form&#233;s aux diff&#233;rentes probl&#233;matiques de la coop&#233;ration d&#233;centralis&#233;e et du d&#233;veloppement local, et charg&#233;s de g&#233;rer le Programme sur leur territoire. Ils seront cr&#233;&#233;s par arr&#234;t&#233; des Autorit&#233;s Locale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.cooperationdecentralisee.sn/local/cache-vignettes/L4xH14/puce-91630.gif&quot; width='4' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:4px;' class='' /&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Lignes Directrices du Programme ART GOLD en appui &#224; la strat&#233;gie r&#233;gionale pour la coop&#233;ration internationale (LD)&lt;/strong&gt;
Les Groupes de Travail sont amen&#233;s &#224; r&#233;aliser les Lignes Directrices, sur la base des Plans R&#233;gionaux de D&#233;veloppement Int&#233;gr&#233;s (PRDI) et en s'appuyant sur tous les autres plans et acteurs cl&#233;s de chaque territoire. Ces priorit&#233;s de d&#233;veloppement, identifi&#233;es &#224; travers des ateliers participatifs de formation th&#233;orico-pratiques, seront valid&#233;es par les m&#234;mes instances que les PRDI, et enfin au niveau national par le Comit&#233; National de Pilotage. Rassemblant tous les documents existants et contenant un diagnostic bas&#233; sur l'analyse des donn&#233;es collect&#233;es et pr&#233;sentes dans le PRDI, les Lignes Directrices seront un instrument fondamental pour orienter l'action de la coop&#233;ration d&#233;centralis&#233;e, dans le respect des politiques nationales et des Objectifs du Mill&#233;naire pour le D&#233;veloppement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.cooperationdecentralisee.sn/local/cache-vignettes/L4xH14/puce-91630.gif&quot; width='4' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:4px;' class='' /&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Maisons du D&#233;veloppement Local (MDL)&lt;/strong&gt;
Les Maisons du D&#233;veloppement Local constituent en espace commun de concertation, de dialogue, de coop&#233;ration entre actions des collectivit&#233;s locales, des services d&#233;concentr&#233;s et du secteur priv&#233;, ainsi qu'un vecteur de renforcement des capacit&#233;s locales. Elles sont l'objet d'un partenariat avec le Programme d'Appui au D&#233;veloppement Economique Local en ancrage au Programme National de D&#233;veloppement Local (PADEL/PNDL) et le Fonds des Nations Unies pour l'Equipement (FENU). Les autorit&#233;s locales sont responsables de ces MDL. Le Programme ART GOLD S&#233;n&#233;gal se charge de les &#233;quiper, et de donner une premi&#232;re impulsion &#224; leur animation.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Etat d'avancement des Activit&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.cooperationdecentralisee.sn/local/cache-vignettes/L4xH14/puce-91630.gif&quot; width='4' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:4px;' class='' /&gt; Les Groupes de Travail R&#233;gionaux et D&#233;partementaux ainsi que les Cadres de Concertation D&#233;partementaux dans les r&#233;gions de Louga et Ziguinchor ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s par arr&#234;t&#233; ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.cooperationdecentralisee.sn/local/cache-vignettes/L4xH14/puce-91630.gif&quot; width='4' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:4px;' class='' /&gt; Le processus d'actualisation des Plans R&#233;gionaux de d&#233;veloppement Int&#233;gr&#233;s et de r&#233;alisation des Lignes Directrices a &#233;t&#233; lanc&#233; dans les deux r&#233;gions avec les Conseils R&#233;gionaux et les Agences R&#233;gionales de D&#233;veloppement apr&#232;s plusieurs r&#233;unions de pr&#233;paration participative ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.cooperationdecentralisee.sn/local/cache-vignettes/L4xH14/puce-91630.gif&quot; width='4' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:4px;' class='' /&gt; Les locaux des Maisons de D&#233;veloppement Local de Ziguinchor, Oussouye et Bignona ont &#233;t&#233; identifi&#233;s. Les &#233;quipements sont pr&#234;ts pour les Maisons de Louga et Lingu&#232;re ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.cooperationdecentralisee.sn/local/cache-vignettes/L4xH14/puce-91630.gif&quot; width='4' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:4px;' class='' /&gt; Des projets structurants visant &#224; effectuer des r&#233;alisations concr&#232;tes sur le terrain pendant le d&#233;roulement du processus de planification locale ont &#233;t&#233; identifi&#233;s et formul&#233;s par les acteurs locaux. Leur ex&#233;cution d&#233;butera au mois d'ao&#251;t. De m&#234;me, des premiers projets ont &#233;t&#233; formul&#233;s conjointement avec les partenaires de la coop&#233;ration internationale, dans le cadre des strat&#233;gies des R&#233;gions ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.cooperationdecentralisee.sn/local/cache-vignettes/L4xH14/puce-91630.gif&quot; width='4' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:4px;' class='' /&gt; Au niveau national, un protocole de partenariat est en cours d'&#233;laboration avec le Programme National de D&#233;veloppement Local, dont les missions se rapprochent de celles du Programme ART GOLD, et avec lequel un travail conjoint est d&#233;j&#224; effectu&#233; dans le cadre de la planification &#224; Louga et des Maisons du D&#233;veloppement Local.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.cooperationdecentralisee.sn/local/cache-vignettes/L4xH14/puce-91630.gif&quot; width='4' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:4px;' class='' /&gt; Une mission en Espagne pour pr&#233;senter les strat&#233;gies des territoires s'est d&#233;roul&#233;e au mois de mai. Elle a &#233;t&#233; suivie d'un atelier de restitution avec le PNUD et l'Agence Espagnole de Coop&#233;ration. Un travail conjoint, auquel le Service de Coop&#233;ration et d'Action Culturelle de l'Ambassade de France a par ailleurs particip&#233;, a permis l'&#233;laboration d'un plan d'action de mobilisation des partenaires de la coop&#233;ration d&#233;centralis&#233;e europ&#233;enne ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.cooperationdecentralisee.sn/local/cache-vignettes/L4xH14/puce-91630.gif&quot; width='4' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:4px;' class='' /&gt; Plusieurs missions des partenaires de la coop&#233;ration d&#233;centralis&#233;e ont &#233;t&#233; re&#231;ues au si&#232;ge du Programme (FAL, MUSOL, etc.). D'autres missions suivront prochainement (FAFFE, Provence Alpes C&#244;te d'Azur, Lombardie...)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.cooperationdecentralisee.sn/local/cache-vignettes/L4xH14/puce-91630.gif&quot; width='4' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:4px;' class='' /&gt; Le Guide de partenariat de la Direction de la Coop&#233;ration D&#233;centralis&#233;e, qui offre un cadre aux partenaires souhaitant agir au S&#233;n&#233;gal, a &#233;t&#233; r&#233;&#233;dit&#233; en int&#233;grant l'outil ART GOLD.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;sultats attendus du Programme :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1. Meilleure coordination des actions de la coop&#233;ration internationale en articulation aux politiques nationales et aux processus locaux (PNDL et DSRP) ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2. Renforcement des capacit&#233;s des Collectivit&#233;s Locales &#224; promouvoir un d&#233;veloppement local mieux articul&#233; qui tient compte du d&#233;veloppement &#233;conomique local et de la Coop&#233;ration D&#233;centralis&#233;e ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3. Modernisation du mode de fonctionnement de l'administration territoriale et des collectivit&#233;s locales ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;4. Am&#233;lioration de la fourniture des services sociaux de base et de l'environnement des r&#233;gions.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cooperationdecentralisee.sn/IMG/pdf/Plaquette_Programme_ART_GOLD_Senegal_version_Mars_2012.pdf&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;T&#233;l&#233;charger la plaquette&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	<item>
		<title>Signature de Convention entre le Programme Connaissance innovatrice de D&#233;veloppement local et l'Ecole Knowledge Innovation, Policies and Territorial Practices for the United Nations Millenium Platform (KIP-UN)</title>
		<link>http://www.cooperationdecentralisee.sn/Signature-de-Convention-entre-le.html</link>
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		<dc:date>2012-02-23T19:21:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>AK-Project</dc:creator>


		<dc:subject>Article &#224; la une</dc:subject>

		<description>Le Gouvernement italien, dans le cadre d'un Accord de Coop&#233;ration sign&#233; avec le Gouvernement s&#233;n&#233;galais, a mis en place au sein du Minist&#232;re charg&#233; de la coop&#233;ration d&#233;centralis&#233;e, un nouveau Programme d&#233;nomm&#233;, &#171; Connaissance Innovatrice et d&#233;veloppement Local &#187; (CIDEL), log&#233; &#224; la Direction de la Coop&#233;ration d&#233;centralis&#233;e. &lt;br /&gt;Dans le cadre de la mise en &#339;uvre du Programme, une Convention a &#233;t&#233; sign&#233;e, le 10 F&#233;vrier 2012, &#224; Dakar, entre le Programme Connaissance Innovatrice et D&#233;veloppement Local (Cidel), et (...)


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&lt;a href="http://www.cooperationdecentralisee.sn/-Actualites-.html" rel="directory"&gt;06. Actualit&#233;s &lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.cooperationdecentralisee.sn/+-Article-a-la-une-+.html" rel="tag"&gt;Article &#224; la une&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Le Gouvernement italien, dans le cadre d'un Accord de Coop&#233;ration sign&#233; avec le Gouvernement s&#233;n&#233;galais, a mis en place au sein du Minist&#232;re charg&#233; de la coop&#233;ration d&#233;centralis&#233;e, un nouveau Programme d&#233;nomm&#233;, &#171; Connaissance Innovatrice et d&#233;veloppement Local &#187; (CIDEL), log&#233; &#224; la Direction de la Coop&#233;ration d&#233;centralis&#233;e.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le cadre de la mise en &#339;uvre du Programme, une Convention a &#233;t&#233; sign&#233;e, le 10 F&#233;vrier 2012, &#224; Dakar, entre le Programme Connaissance Innovatrice et D&#233;veloppement Local (Cidel), et l'Ecole internationale KIP.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La Convention a &#233;t&#233; sign&#233;e, au nom du Cidel, par Monsieur Mamadou Dior Diaw, le coordonnateur et, au nom de l'&#233;cole, par Monsieur Luciano Carrino, le pr&#233;sident.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A cet effet, l'&#233;cole contribuera au processus de d&#233;centralisation d&#233;j&#224; entam&#233; au S&#233;n&#233;gal, surtout dans le domaine du renforcement des capacit&#233;s d'acteurs locaux, avec des m&#233;thodes bas&#233;es sur l'&#233;change d'exp&#233;riences, l'activation de la coop&#233;ration d&#233;centralis&#233;e europ&#233;enne et la collaboration de divers organismes des Nations Unies.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au cours des r&#233;unions, la possibilit&#233; d'&#233;tablir un comit&#233; scientifique a &#233;galement &#233;t&#233; abord&#233;e, afin de suivre toutes les activit&#233;s et de mettre en place un Master international pour la formation des cadres de d&#233;veloppement local. Il a &#233;galement &#233;t&#233; convenu de travailler ensemble en vue de la cr&#233;ation d'une repr&#233;sentation de l'Ecole au S&#233;n&#233;gal.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans les activit&#233;s pr&#233;vues, une attention particuli&#232;re sera accord&#233;e au d&#233;veloppement &#233;conomique local, au r&#244;le actif des femmes et &#224; l'identification, l'application et la diffusion des innovations qui am&#233;liorent la qualit&#233; du d&#233;veloppement local et la comp&#233;titivit&#233; des petites entreprises.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une collaboration avec l'Union europ&#233;enne, la Coop&#233;ration fran&#231;aise, la Banque islamique de d&#233;veloppement et d'autres acteurs de la coop&#233;ration internationale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Manuel de l'Employabilit&#233;</title>
		<link>http://www.cooperationdecentralisee.sn/Manuel-de-l-Employabilite.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.cooperationdecentralisee.sn/Manuel-de-l-Employabilite.html</guid>
		<dc:date>2012-02-22T11:15:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>AK-Project</dc:creator>


		<dc:subject>Article &#224; la une</dc:subject>

		<description>Tome 2 : le r&#233;pertoire &lt;br /&gt;Guide de ressources sur la formation professionnelle, l'emploi et l'auto-emploi. &lt;br /&gt;Ce manuel a pour objectif de r&#233;pondre &#224; la demande d'informations des jeunes en mati&#232;re d'insertion professionnelle. &lt;br /&gt;Il rend visible et communique sur les dispositifs d'opportunit&#233;s et ressources qui existent dans le pays en mati&#232;re de formation professionnelle, d'emploi et d'auto-emploi. &lt;br /&gt;T&#233;l&#233;charger le guide de l'employabilit&#233; Tome (...)


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Tome 2 : le r&#233;pertoire&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Guide de ressources sur la formation professionnelle, l'emploi et l'auto-emploi.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce manuel a pour objectif de r&#233;pondre &#224; la demande d'informations des jeunes en mati&#232;re d'insertion professionnelle.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il rend visible et communique sur les dispositifs d'opportunit&#233;s et ressources qui existent dans le pays en mati&#232;re de formation professionnelle, d'emploi et d'auto-emploi.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cooperationdecentralisee.sn/IMG/pdf/Guide_de_Emplayabilite_Tome_2.pdf&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;T&#233;l&#233;charger le guide de l'employabilit&#233; Tome 2&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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